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La Dépêche

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29 septembre 2002

Encore un nouveau fac-similé

Après Le Secret de la Licorne paru il y a un mois, on nous annonce la publication du fac-similé de l'édition originale du Trésor de Rackham le Rouge le 12 novembre prochain.


Exposition Tintin à Barcelone

L'exposition Tintin, Haddock et les bateaux qui a connu un succès retentissant à Paris l'an passé sera présentée au Musée maritime de Barcelone, sous le titre catalan Els mars de Tintín à compter du 22 mai 2003. Une visite à ne pas manquer pour tous les tintinophiles de Catalogne!

Pour plus de renseignements : http://www.diba.es/mmaritim/index.htm


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21 septembre 2002

Tintin.com passe chez France 2/3/5

La version française du site officiel de la Fondation Hergé, Tintin.com est désormais hébergée sur les sites des réseaux de télévision France 2, France 3 et France 5, maintenant diffuseurs exclusifs sur le territoire français. On souhaite ainsi refaire de Tintin un journaliste, en proposant des dossiers et reportages sur l'actualité et les grands enjeux de notre époque.


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2 septembre 2002

La bibliothèque tintinophile continue de croître

La rentrée est décidément riche en nouveaux ouvrages sur Tintin! La publication de la collection Chronologie d'une oeuvre de Philippe Goddin se poursuit avec la parution prochaine du troisième tome, qui couvrira la période 1935-1939, soit de L'Oreille cassée au Sceptre d'Ottokar.

Déjà paru aux Éditions Moulinsart, Hergé ou la profondeur des images plates de Pierre Fresnault-Deruelle, à qui l'on devait déjà Hergé ou le secret de l'image. L'auteur poursuit son analyse plutôt savante en s'attardant à 43 des cases les plus fortes d'Hergé pour en étudier le symbolisme.

Enfin, on annonce pour mars 2003 la parution, toujours chez Moulinsart, de Tchang! Comment l'amitié déplaça les montagnes, de Jean-Michel Coblence, historien, et Tchang Vifei, fille de Tchang, aujourd'hui installé à Bruxelles. Cet ouvrage se veut à la fois une biographie de Tchang Tchong-jen à travers le siècle mouvementé qu'a connu la Chine, un portrait de la touchante amitié qui le lia à Hergé un demi-siècle durant et un hommage à son oeuvre artistique.


Chronologie d'une oeuvre vol. 3 Hergé ou la profondeur des images plates Tchang!


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24 août 2002

Un nouveau fac-similé

La publication des fac-similés des premières éditions en couleurs des aventures de Tintin se poursuit. Casterman nous annonce la parution le 29 août prochain du Secret de la Licorne, version 1943. On peut reconnaître cette première édition aux numéros d'autorisation de l'occupant allemand, au bas de la quatrième de couverture : 1785 - 1786 - 1787.


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19 août 2002

Nouveau livre de Benoît Peeters

Un communiqué de presse de Flammarion nous annonce la parution le 11 octobre prochain d'un nouvel ouvrage de Benoît Peeters, intitulé Hergé, fils de Tintin, dans la collection « Grandes biographies » :

Benoît Peeters est scénariste de bande dessinée (voir notamment Les Cités obscures avec François Schuiten), réalisateur de cinéma et l'un des meilleurs connaisseurs de la bande dessinée à laquelle il a consacré plusieurs ouvrages dont La Bande dessinée (Flammarion, Dominos, 1995). Il est également l'un des meilleurs spécialistes d'Hergé et l'auteur de l'ouvrage de référence Le Monde d'Hergé (Casterman).

Une biographie de Hergé créateur où les albums de Tintin sont lus comme un journal où transparaissent les événements, publics ou privés qui marquèrent Georges Remi. En quelque sorte, un roman de formation où le personnage semble avoir construit son auteur. Benoît Peeters a découvert de nombreuses sources inexploitées jusqu'à ce jour, dont deux correspondances essentielles : celles d'Hergé avec sa première femme (Germaine Kieckens) et son premier secrétaire (Marcel Dehaye). Ces lettres révèlent un Hergé fragile et tourmenté, un homme lucide mais dépressif qui songea à arrêter Tintin dès les années 40. B. Peeters a également rencontré de nombreux témoins, depuis le début des années 80, dont plusieurs qui n'avaient jamais été interrogés. Il se penche notamment sur une question qui passionne beaucoup de « tintinophiles », celle des « scénaristes de l'ombre « qui aidèrent le père de Tintin pour plusieurs de ses histoires.


Tintin en tahitien

Le Crabe aux pinces d'or, grand favori des traducteurs, paraîtra sous peu en version tahitienne chez Casterman. Dans un premier temps, la vente sera réservée à Tahiti, mais un millier d'exemplaires devrait être à la disposition des collectionneurs en 2003. Un dossier à suivre!


En voiture!

La jeep d'Objectif Lune offerte par les éditions Atlas est également disponible sur le site store.tintin.com, au prix de 23 €.


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7 juillet 2002

La Dépêche est de retour après quelques mois de relâche. Veuillez pardonner à notre rédaction le retard de certaines nouvelles!

Faillite des Imprimeries Casterman

Ce vendredi 5 juillet 2002, les Imprimeries Casterman, qui assuraient depuis 1930 l'impression des aventures de Tintin et de nombreuses autres séries de bande dessinée légendaires, ont déclaré faillite, terrassées par une dette de 25 millions d'euros. Aucun repreneur potentiel ne s'est manifesté jusqu'à présent. Il est à noter que les éditions Casterman ne sont pas affectées par cette faillite, car elles constituent une entité juridique distincte depuis octobre 1999.

La Fondation Hergé a émis un communiqué dans lequel elle exprime « sa solidarité et sa reconnaissance au personnel des Imprimeries Casterman pour le dévouement et la qualité du travail effectué pour la production des albums de Tintin et des ouvrages des Editions Moulinsart. »


Quelques parutions depuis le début de 2002

Tout d'abord, une nouvelle réédition d'album ancien, cette fois-ci L'Oreille cassée, version couleurs de 1943. Parmi les particularités de cette édition, notons le liseré de couleur blanche du titre en page-couverture et trois numéros d'autorisation sur le quatrième de couverture.

Déjà disponible depuis octobre 2001, soulignons le deuxième tome de la série Chronologie d'une oeuvre de Philippe Goddin, consacré aux années 1931-1935. Tout comme le premier tome, cet ouvrage est une véritable pièce de collection pour tous les tintinophiles avides de découvrir tous les aspects de la création d'Hergé.

Enfin, le 2 mars dernier paraissait une édition spéciale du magazine Science & Vie intitulée « Tintin chez les savants ». On connaît l'intérêt d'Hergé pour les questions scientifiques qui, conjugué à son souci du détail, lui a permis de créer une expédition lunaire dont le réalisme étonne encore aujourd'hui. C'est donc à une exploration des inventions de Tournesol, des innovations technologiques et des phénomènes scientifiques qui peuplent les aventures de Tintin que Science & Vie nous convie au fil des 190 pages de ce numéro. À ne pas manquer!

Réédition Oreille cassée Chronologie d'une oeuvre t. 2 Science & Vie


Exposition à la Banque du Luxembourg

Du 17 mai au 14 septembre 2002, la Fondation Hergé et la Banque du Luxembourg présentent l'exposition Tintin et Milou : Le Lotus Bleu. Le visiteur pourra s'y plonger dans le monde du Lotus Bleu et de la Chine des années trente, mais également (re)découvrir le travail de créateur d'Hergé, notamment à l'aide de nombreux objets issus de cet album, de croquis et dessins signés de la main de Hergé. Dans le cadre de l'exposition, on propose une série de conférences sur Hergé et son oeuvre. Le cinéma Utopolis présente également un programme de projections autour de l'oeuvre d'Hergé, tous les mardis et jeudis à 14 h 00.

Lieu : Banque de Luxembourg – Kirchberg, 41, avenue J.F. Kennedy, L-1855 Luxembourg
Heures d’ouverture : lundi à vendredi 9h00-18h00, samedi 10h00-16h00


En voiture!

Pour la modique somme de 4,50 €, les Éditions Atlas offrent une magnifique reproduction en métal de la jeep d'Objectif Lune, d'une longueur de 75 mm, que l'on peut commander en ligne à l'adresse www.envoituretintin.com. Malheureusement, cette offre n'est pour le moment valable qu'en France métropolitaine... D'autres reproductions de véhicules des Aventures de Tintin suivront.


Brèves

  • On peut observer depuis le 16 mai la plus grande maquette jamais réalisée de la fusée lunaire, d'une hauteur de 6 m, dans la nouvelle jetée A de l'Aéroport de Bruxelles National.
  • Depuis quelques temps, la branche belge du groupe Perrier utilise dans sa campagne d'affichage une case célèbre des 7 Boules de Cristal où le Capitaine Haddock crache l'eau qu'il croyait avoir changée en vin.
  • On compte depuis le mois de mai un nouvel Espace Tintin à Taïwan.
  • La ville de Bruxelles s'est enfin dotée d'une rue du Labrador!
  • Tintin est devenu très populaire au Timor-Oriental, où on peut le retrouver sur une carte postale et un t-shirt pirates vendus dans les supermarchés et le représentant... en train de manger Milou!


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9 décembre 2001

Encore de nouvelles parutions...

Un nouvel album de Tintin en gallo est disponible depuis le mois de novembre. Il s'agit de La Cutrie dla Licône, traduction du Secret de la Licorne, qui vient donc s'ajouter à Sus l'Ile Naire et Lés dorûres a la Castafiore.

Tintin : le rêve et la réalitéChez Moulinsart, notons la parution du second tome de Chronologie d'une oeuvre de Philippe Goddin ainsi que Tintin : le rêve et la réalité de Michael Farr. À défaut d'en apprendre beaucoup au tintinophile accompli, ce livre pourra cependant le ravir par sa très riche iconographie, notamment en ce qui concerne les sources et références d'Hergé.

L'Ultime album d'HergéAux éditions Cheminements, Ludwig Schuurman nous propose L'Ultime album d'Hergé, dans lequel il fait une analyse pertinente et fouillée de Tintin et les Picaros. On annonce par ailleurs pour bientôt, du même auteur, Hergé au pays des Îles Noires, un livre critique sur les Exploits de Quick et Flupke.

Enfin, aux éditions Notabene, Mort aux tyrans! Tintin, les enfants, la politique, un essai de Pierre Skilling. L'auteur, un sociologue, s'y intéresse à ce que donne Tintin aux jeunes lecteurs sur le plan social. De quelle manière Tintin peut-il participer à la socialisation politique des plus jeunes membres de la société? Les albums de Tintin, on le sait, sont hantés par le politique. Le héros créé par Hergé incarne les valeurs d'une certaine Europe et ses transformations au cours du XXe siècle. Tintin initie ainsi les jeunes lecteurs à une conception particulière de l'autorité et de la communauté politiques. S'appuyant sur des études aussi bien nord-américaines qu'européennes consacrées aux aspects sociopolitiques de la bande dessinée et de la culture populaire, l'auteur suggère de nouvelles pistes pour l'analyse du politique dans les productions destinées aux enfants.


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8 octobre 2001

Tintin sur les planches à Anvers...

La première de la comédie musicale Kuifje - De Zonnetempel a eu lieu le 15 septembre dernier au Stadsschouwburg Antwerpen d'Anvers, en Belgique. Les critiques sont jusqu'à maintenant extrêment élogieuses, comme l'illustre celle de Thierry Quinson, du site Regard en coulisse :

Tintin et Milou en chair et en os !

Qui n'a jamais lu un album de Tintin ? Le petit reporter belge créé par Hergé fait partie depuis des années de ces héros imaginaires et populaires connus de tous. Adapter deux des aventures de Tintin (Les sept boules de cristal et Le Temple du Soleil) en comédie musicale était un pari fou et risqué. Les producteurs et l'équipe artistique y ont cru jusqu'au bout et ils ont eu raison. Pari gagné haut la main : Tintin Le Temple du Soleil (Kuifje De Zonnetempel) est une réussite totale !

Dès le premier tableau et pendant plus de deux heures, on est plongé dans une bande dessinée en 3D avec des personnages qui s'animent, parlent, chantent et dansent. Sensation magique de se trouver entre le rêve et la réalité. Tout contribue à ce plaisir jubilatoire.

La magnifique partition du compositeur Dirk Brossé, allant du jazz au lyrique, évoque tour à tour le mystère, la joie, la peur, la mélancolie et le bonheur retrouvé. La force émotionnelle de cette musique est parfaitement restituée par l'orchestre de 15 musiciens dirigés avec maestria par Dirk De Caluwé. Le livret signé Seth Gaaikema mérite un grand coup de chapeau. S'il prend quelques libertés avec le scénario d'Hergé, ce n'est que pour renforcer l'histoire et donner une réelle profondeur et humanité aux personnages sans jamais dénaturer l'esprit de l'œuvre originale. Avec un tel matériau de départ, il fallait une mise en scène à la hauteur. Le génial Frank Van Laecke, qui s'est également impliqué dans le livret, réussit une incontestable performance. Astucieuse, drôle et intelligente, sa mise en scène fait surtout preuve d'une grande inventivité et d'une belle sensibilité. Les chorégraphies efficaces et pleines d'imagination de Martin Michel apportent beaucoup et s'intègrent parfaitement à la mise en scène.

L'autre point fort du spectacle est son esthétique. Les décors de Paul Gillis sont à couper le souffle et digne d'un grand show de Broadway. Mais surtout ils restituent presque au détail près les dessins d'Hergé. Moulinsart, l'hôpital, la bibliothèque de Bergamotte, l'avion qui emmène Tintin et Haddock au Pérou, le marché péruvien, la tempête de neige, le condor auquel s'accroche Tintin, tout y est. Mention spéciale pour le grandiose Temple du Soleil et surtout pour l'impressionnante chute d'eau que traverse Tintin : c'est Niagara sur scène ! Les costumes sont eux aussi d'une rare qualité et très fidèles à la bande dessinée. Maquillage et perruques renforcent encore un peu plus la ressemblance parfaite des comédiens avec les personnages d'Hergé.

Les comédiens, parlons-en. Ils sont l'âme du spectacle. Ici tous ont leur importance, l'ensemble déborde d'énergie et d'enthousiasme. Le chant, la danse, la comédie, ils savent tout faire et ont chacun l'occasion de le montrer. Les rôles principaux sont parfaitement distribués. Aucune erreur de casting à signaler. Tom Van Landuyt campe un Tintin très crédible: espiègle, intrépide, grand cœur, tendre et surtout très attachant…comme Milou d'ailleurs ! Henk Poort interprète avec conviction un Haddock bourru et râleur mais aussi d'une touchante sensibilité. La palme revient incontestablement à Jacqueline van Quaille qui EST la Castafiore. Dès son entrée en scène, elle emporte l'adhésion du public qui lui réserve à chacune de ses apparitions une véritable ovation. Son exubérance, ses caprices de diva et ses vocalises sont irrésistibles. Grande voix d'opéra, Jacqueline van Quaille est aussi capable d'émouvoir d'un simple geste et d'un simple regard. Elle révèle le côté fragile d'une Castafiore qui souffre de sa solitude.

Difficile de trouver un point faible à cette merveilleuse comédie musicale. On peut toutefois émettre quelques réserves sur le final qu'on aurait préféré plus fort et plus percutant surtout après un deuxième acte aussi riche en émotions (le premier étant dominé par l'humour). Mais la reprise de la chanson-phare «De Zon» (Le Soleil) par toute la troupe au moment des saluts fait lever une salle enthousiaste qui applaudit à tout rompre pour remercier l'équipe des créateurs et toute la troupe pour ces deux bonnes heures de pur bonheur. Dehors, il pleut mais on garde encore longtemps le soleil dans la tête et le sourire aux lèvres.

Voilà qui saura certainement donner envie à tous les tintinophiles de se précipiter à Anvers! Voici quelques photos prises par le photographe Luk Monsaert (© Moulinsart)...

Photo comédie musicale Photo comédie musicale
Photo comédie musicale Photo comédie musicale
Photo comédie musicale
Photo comédie musicale

Frayne McCarthyLa version française

Dès janvier 2002, les répétitions vont commencer pour la production française qui sera jouée à Charleroi en Belgique du 23 mars au 2 juin 2002, puis à Genève en Suisse en juillet et août. On prévoit ensuite une tournée des grandes villes françaises et au Canada. Le disque sera enregistré en janvier ou février. Soulignons que c'est un artiste québécois, Frayne McCarthy, qui interprétera le rôle du capitaine Haddock! Une autre preuve que Tintin rapproche bien tous les francophones.


... et à Genève!

L'univers de Tintin se trouve également transposé sur les planches à Genève, où Dominique Catton, directeur du Théâtre Am Stram Gram et metteur en scène, a réussi à obtenir l'accord de Moulinsart pour monter une adaptation des Bijoux de la Castafiore. Le spectacle, présenté jusqu'au 24 novembre, met en scène 16 comédiens ainsi qu'une marionnette dans le rôle de Milou!

Pour plus d'informations : http://www.culturel-migros-geneve.ch/redactionnel/castafiore.asp


Prolongation de l'exposition au Musée de la Marine

L'exposition Milles sabords! Tintin, Haddock et les bateaux présentée au Musée national de la Marine de Paris est prolongée jusqu'au 10 décembre 2001, ce qui permettra certainement de franchir le cap des 250 000 visiteurs.

Un cycle de tables rondes autour d'Hergé et de son œuvre est programmé les samedis de septembre et d'octobre. Dix thèmes de débat réuniront les plus grands spécialistes pour le plaisir des tintinophiles avertis ou simples amateurs : Michel Serres, Numa Sadoul, Pierre Tchernia, Ted Benoit, André Juillaud… Retrouvez le programme complet sur le site www.musee-marine.fr.


De nouvelles parutions

Bateau modèleTintin, grand voyageur du siècleLa revue belge Bateau modèle consacre son numéro 41 (octobre - novembre 2001) à Tintin, avec entre autres un article intitulé « Le véritable secret de la Licorne ». On y trouvera également le plan du navire de Rackham le Rouge et des articles sur la Marine de Louis XIV, l'épave de la Licorne et le sous-marin de Tournesol. Les plans de la Licorne en trois grandes planches peuvent être achetés séparément. Il est possible de commander tout cela en ligne, au prix de 35 FF pour la revue et 275 FF pour les plans, sur le site www.bateau-modele.com.

Du côté des éditions Moulinsart vient tout juste de paraître Tintin - Grand voyageur du siècle. Ce livre reprend essentiellement le contenu du superbe hors-série de GÉO publié en novembre 2000. Une autre nouveauté au catalogue est Tintin, le rêve et la réalité de Michael Farr, d'abord destiné au marché anglophone puis traduit pour les tintinophiles francophones, un ouvrage dont l'iconographie saura certainement en intéresser plusieurs. Enfin, on annonce pour la fin d'octobre la parution du second tome de Chronologie d'une oeuvre de Philippe Goddin, couvrant les années 1931 à 1935.

Chez Casterman, le mois d'août a vu la parution d'une édition limitée à 4 000 exemplaires de l'album On a marché sur la Lune en gaumais (langue régionale wallonne). Intitulé On è pitroley su la lune, cet album est (était?) disponible pour 450 FB à la Mairie de Virton et dans les librairies de cette commune belge.


Tintin sur Playstation

Tintin objectif aventure, un nouveau jeu pour la console Playstation produit par Infogrames, sera disponible à partir du 16 novembre. Le jeu offrira la possibilité de se plonger dans l'univers de L'Île noire, Le trésor de Rackham le Rouge, Au pays de l'or noir, On a marché sur la lune ou Vol 714 pour Sydney, et en 3D se surcroît!


Bernard HeuvelmansDécès de Bernard Heuvelmans

Le 24 août dernier est décédé Bernard Heuvelmans, le célèbre cryptozoologiste, c'est-à-dire un biologiste spécialisé dans l'étude des animaux cachés : le monstre du Loch Ness, le yéti, le lémurien géant de Madagascar ou les hommes sauvages du Ceylan... Heuvelmans avait également un grand intérêt pour la bande dessinée et il apporta une aide précieuse à Hergé lors de la préparation d'On a marché sur la Lune. Hergé utilisa aussi dans Tintin au Tibet les portraits-robots que Heuvelmans avait fait du yéti dans son ouvrage Sur la piste des bêtes ignorées.


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5 août 2001

Tintin dans National Geographic France

Dans son numéro d'août, la version française du magazine National Geographic lance sa nouvelle rubrique « Retour sur images » avec nul autre que Tintin! Mais laissons l'auteur de cet article de 6 pages, Nathalie Duplan, le décrire :

Pour écrire les aventures de Tintin, Hergé a puisé dans les magazines de l'époque. Le National Geographic fut pour lui un outil précieux. Le scénario et les dessins du Temple du Soleil portent les traces de cette inspiration. Dans son numéro de février 1938 (couverture ci-dessous), le magazine publia un reportage sur les Incas dont les illustrations allaient très largement inspirer Hergé. Il suffit de comparer le dessin tiré de l'album Le Temple du Soleil (ci-dessous) et une photo du reportage en question (ci-dessous)…Le décor planté par Hergé dans cette célèbre bande dessinée est tellement vraisemblable que le diplomate péruvien était persuadé qu'il s'était rendu sur place. Plus surprenant, cinquante-deux ans après, l'histoire qui transporte Tintin au pays des Incas n'a rien perdu de sa crédibilité. C'est dans notre revue qu'Hergé puisera nombre de ses paysages, maisons, costumes, teintes et coloris. Les images parlent d'elles-mêmes… et les spécialistes le confirment.

Extrait du magazine

Pour plus d'informations : http://www.nationalgeographic.fr/


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27 juin 2001

Tintin s'installe à Cheverny

C'était aujourd'hui l'inauguration de la très attendue exposition permanente Tintin au Château de Cheverny, dans la vallée de la Loire. Rappellons que c'est ce superbe château qui a inspiré à Hergé celui de Moulinsart.

Château de Cheverny

L'AFP publiait mardi et lundi dernier les dépêches suivantes au sujet de cet événement :

Ouverture d'un exposition permanente sur Tintin au château de Cheverny

CHEVERNY (France), 25 juin (AFP) - Une exposition permanente sur Tintin va ouvrir ses portes au public mercredi au château de Cheverny, dans le Loir-et-Cher, dont Hergé s'était inspiré pour dessiner le château de Moulinsart du capitaine Haddock.

Intitulée "Les secrets de Moulinsart", l'exposition installée sur 700 m2 au-dessus des écuries de l'un des plus visités des châteaux de la Loire, met en scène différents épisodes qui se sont déroulés, au fil des albums, à Moulinsart.

Maître d'ouvrage, la Fondation Hergé, basée à Bruxelles, qui gère l'ensemble des droits liés aux oeuvres d'Hergé, a confié la scénographie au Belge Adelin Guyot, qui a réalisé notamment une exposition Simenon à Liège.

La présentation à la presse et l'inauguration auront lieu mardi en présence notamment du Britannique Nick Rodwell, qui dirige la Fondation Hergé, de Fanny Rodwell, veuve d'Hergé, et les propriétaires du château de Cheverny.

Une grande discrétion a été observée ces derniers mois vis-à-vis des médias pour ménager dès mardi un "effet de surprise" a indiqué à l'AFP le marquis Charles-Antoine de Vibraye.

Pour représenter Moulinsart, nom inversé d'un village du Brabant wallon, Sart-Moulin, Hergé a "réduit" le château de Cheverny en supprimant ses ailes monumentales.

Dans l'exposition, six salles retracent les apparitions de Moulinsart dans l'oeuvre d'Hergé, en commençant par une crypte où Tintin, dans "Le secret de la Licorne", fait irruption après s'être échappé d'une cave. Il découvre alors qu'il est à Moulinsart, un château qui sera acheté dans "Le Trésor de Rackham le Rouge" par le capitaine Haddock.

Les "tintinophiles" de France, de Belgique et d'ailleurs sont attendus nombreux à Cheverny, même si M. de Vibraye ne se risque à aucun pronostic.


Merci à Michel Moser pour cette photo!Tintin, hôte permanent du château de Cheverny

CHEVERNY (Loir-et-Cher), 26 juin (AFP) - Tintin a élu domicile au château de Cheverny (Loir-et-Cher), dont Hergé s'était inspiré pour dessiner le château de Moulinsart, appartenant au capitaine Haddock, grâce à une exposition permanente sur 700 mètres carrés qui a ouvert ses portes mercredi.

L'exposition "les secrets de Moulinsart", consacrée au petit reporter à la houppette blonde, a été installée au-dessus des écuries de l'un des plus visités des châteaux de la Loire qui accueille chaque année 350.000 personnes.

L'idée avait germé il y a plusieurs années de réaliser un projet consacré à Tintin à Cheverny entre les propriétaires et la Fondation Hergé, qui gère l'ensemble des droits liés aux oeuvres de l'auteur.

Présentée mardi à la presse en avant-première, l'exposition séduit. "On a vraiment l'impression d'être dans l'album", commente Patrice Brahy, journaliste occasionnel et tintinophile à plein temps, vêtu d'un tee-shirt aux couleurs de son héros et dont le sac est rempli de cartes postales et de timbres à la gloire du fameux globe-trotter.

De fait, le visiteur se retrouve dans l'univers de Moulinsart, château que Tintin découvre dans "Le secret de la Licorne". Six salles peintes et meublées comme dans les albums, font revivre différents épisodes grâce à l'image, au son et à des objets reconstitués.

Le visiteur pénètre ainsi dans le laboratoire du professeur Tournesol, dans la salle de bains du capitaine Haddock dont le miroir se brise et dans la chambre de Tintin, complètement inventée puisqu'on ne la voit dans aucun album.

Les personnages défilent: la Castafiore, le majordome Nestor, l'espiègle Abdallah, fils de l'émir qui apparaît dans "Tintin au pays de l'or noir.

"C'est un parcours-spectacle, le visiteur peut s'identifier aux héros en se retrouvant dans une case de bande-dessinée en trois dimensions", explique Adelin Guyot, concepteur belge de la scénographie.

Cette première exposition permanente sur Tintin a été conçue tant pour le grand public qui ne connaît l'oeuvre d'Hergé que de très loin que pour les amateurs avertis qui remarqueront tous les détails.

Elle doit durer au moins dix ans, selon le contrat passé entre la Fondation Hergé et le marquis Charles-Antoine de Vibraye, en charge du château et lui même tintinophile convaincu.

Pas question cependant de laisser Moulinsart vampiriser Cheverny. "Les deux monuments ont une vie autonome", affirme M. de Vibraye.

Avec l'un des intérieurs les plus richement meublés du Val de Loire, un grand parc à l'anglaise, une forêt enrichie de cèdres plus que centenaires et un canal bordé de cyprès, le château de Cheverny, datant de 1625 et construit dans un style Louis XIII, est une entreprise prospère.

L'exposition Tintin, qui représente un investissement de 8 millions de F (1,2 M EUR), devrait attirer de nouveaux visiteurs. Combien? "Impossible à dire", estime Nick Rodwell, qui gère la Fondation Hergé, présidée par son épouse Fanny, veuve du créateur de Tintin.

Une boutique consacrée aux produits dérivés autour de Tintin et aux albums sera construite à l'automne.


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23 juin 2001

L'affaire Tintin au Tibet rebondit

L'AFP publiait mercredi dernier la dépêche suivante :

"Tintin au Tibet" ne sera pas réimprimé en Chine

BRUXELLES, 20 juin (AFP) - L'album "Tintin au Tibet", dont le titre avait été traduit par son éditeur chinois par "Tintin au Tibet chinois", ne sera pas réimprimé en Chine, les autorités locales ayant finalement refusé qu'il retrouve son intitulé original, a-t-on appris mercredi auprès de l'éditeur belge Casterman.

"Nous avons décidé d'annuler la réimpression en chinois de Tintin au Tibet car notre partenaire, la maison d'édition China Children Publishing House, nous a informé qu'il n'était plus question de redonner le titre original à la réimpression de l'album, prévue ces jours-ci", a précisé le responsable des collections Tintin chez Casterman, Etienne Pollet.

"L'éditeur nous avait pourtant donné son accord, sans doute de bonne foi, pour modifier le titre lors de ce deuxième tirage. Mais les pressions exercées par le pouvoir ont sans doute été trop fortes pour lui", a estimé M. Pollet.

Au cours de cette aventure, dont l'action se situe en grande partie sur les contreforts de l'Himalaya, le reporter imaginé par le dessinateur belge Hergé, parti à la recherche de son ami chinois Chang enlevé par le Yeti, se liait d'amitié avec des moines bouddhistes qui l'avaient recueilli dans un monastère.

"Les autres albums de Tintin feront par contre bel et bien l'objet d'un nouveau tirage de 10.000 exemplaires par titre", a ajouté M. Pollet

Le responsable de Casterman précise toutefois que l'image en format réduit de la couverture de "Tintin au Tibet (chinois)" disparaîtra des quatrièmes pages de couverture des albums publiés en Chine, là où sont présentés tous les titres de la collection.

L'éditeur belge ne s'était rendu compte de cette "dénaturation", selon les termes de M. Pollet, de la traduction que lors de la présentation officielle à Pékin de la version chinoise des albums de Tintin, au cours de laquelle un journaliste belge lisant le chinois avait relevé l'anomalie.

"L'information a été reprise par de nombreux médias occidentaux, ce qui a sans doute raidi les autorités chinoises. Si nous nous étions rendu compte du problème plus tôt, nous aurions sans doute pu trouver une solution", a estimé M. Pollet.

Les remous suscités par l'affaire ont également eu pour conséquence de lancer de nombreux collectionneurs occidentaux à la recherche de ce qui restera sans doute pendant plusieurs années l'unique tirage en chinois de Tintin au Tibet.

"Le seul moyen d'en trouver un exemplaire, c'est d'aller le chercher en Chine. Et encore, l'album n'est paraît-il déjà plus disponible à Hong Kong et, sur le continent, dans les magasins facilement accessibles aux Occidentaux", a expliqué M. Pollet, en précisant qu'"aucun exemplaire n'a été importé en Europe par Casterman".


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28 mai 2001

Le Monde inconnu d'Hergé

Tel est le titre d'un nouvel ouvrage de Bertrand Portevin, médecin de profession et passionné par l'oeuvre d'Hergé. Ce livre, dans la lignée de Tintin aux pays des tarots, explore les rapports cryptés entre l'oeuvre d'Hergé et ce monde inconnu des tintinophiles que constituent les langues des oiseaux, la kabbale, les mythologies, la symbolique etc. On peut seulement déplorer que la lenteur de la Fondation Hergé à accorder la permission de reproduire des vignettes de Tintin prive l'ouvrage d'illustrations tirées des albums...

Le monde inconnu d'Hergé de Bertrand Portevin
Editions DERVY (Paris)
225 pages - 115 FF
ISBN : 2-84454-072-4
Courriel : bertrandportevindoc@wanadoo.fr


Tintin restera dans le ciel de Bruxelles... et revient en Chine

La Libre Belgique du samedi 12 mai nous rapportait cette bonne nouvelle...

Tintin restera sur son building

Une rumeur diffusée par Internet et répercutée par voie de presse laisse entendre que la célèbre enseigne à l'effigie de Tintin et Milou, qui surplombe l'immeuble des éditions du Lombard à Bruxelles depuis son inauguration en 1958, serait appelée à disparaître dans les prochains mois.

Le Lombard tient à couper court à cette rumeur non fondée. Restaurée en 1992, cette enseigne, chère aux Bruxellois, fait aussi partie du patrimoine de la capitale pour les milliers de voyageurs qui débarquent à la gare du Midi; elle continuera donc de dominer le bâtiment et d'être éclairée chaque soir. Cependant, par mesure de sécurité, elle ne pivotera plus.

D'autre part, soixante-cinq ans après sa lutte victorieuse contre les trafiquants d'opium de Shanghaï dans Le Lotus bleu, Tintin s'apprête à regagner la Chine sous la forme d'albums publiés pour la première fois en toute légalité par un éditeur chinois.

La China Children Publishing House (CCPH) de Pékin va distribuer à partir de mardi les 22 aventures du petit reporter belge, seulement connu en Chine par l'intermédiaire de copies piratées en noir et blanc format poche, de plus en plus rares.

La maison d'édition a été choisie par Casterman, l'éditeur belge qui continue à publier les albums originaux, après sélection de 16 éditeurs en fonction de leur capacité à respecter l'original et à éviter les contrefaçons. Nous espérons pouvoir d'ici deux ans vendre un million d'albums en Chine par année.

Pour plus d'informations : http://www.lalibre.be/article.phtml?id=5&subid=94&art_id=21603


Toujours au sujet de la publication de Tintin en Chine, cette dépêche de l'AFP du 22 mai :

Lancement officiel de la version "légale" de Tintin en Chine

PEKIN, 22 mai (AFP) - La version "légale" des 22 aventures de Tintin en langue chinoise a été officiellement lancée mardi à Pékin lors d'une cérémonie qui a scellé les retrouvailles de Tintin et de la Chine, 65 ans après les rebondissements du "Lotus bleu".

Le ministre belge des Affaires étrangères, Louis Michel, et le ministre chinois de la Culture, Sun Jiazheng, ont dévoilé les nouveaux albums imprimés en Chine lors d'une cérémonie à l'ambassade de Belgique.

Tintin n'est pas un inconnu en Chine, où des millions de versions piratées en noir et blanc circulent depuis le début des années 1980 en format poche. Mais la nouvelle livraison, rendue possible par un accord entre l'éditeur belge Casterman et la Maison d'édition pour enfants de Chine, se veut une adaptation fidèle de l'original, sans comparaison possible avec les versions pirates.

Même format, même papier et même dessins que les albums en français, la version chinoise ne diffère que par la couverture souple et plastifiée.

Seule concession au patriotisme sourcilleux des autorités locales, le titre de l'album "Tintin au Tibet" est devenu "Tintin au Tibet chinois" dans la langue de Confucius. Les éditeurs ont également omis de traduire l'album précurseur "Tintin au pays des Soviets", jugé par trop anti-communiste.

M. Michel a salué en Tintin, dont les albums ont été imprimés à 200 millions d'exemplaires à travers le monde, "l'ambassadeur de Belgique le plus célèbre dans le monde entier" et relevé que "le général de Gaulle lui-même considérait Tintin comme son seul véritable concurrent".

Tintin était déjà "venu" en Chine dans les années 1930 dans "Le Lotus Bleu", une aventure dans laquelle le jeune reporter bruxellois sortait victorieux d'une bande de trafiquants d'opium à la solde du Japon, avec l'aide du jeune chinois "Tchang", seul personnage réel de l'épopée tintinesque.

Ce dernier n'est autre que la doublure de Tchang Tchong-Jen, l'artiste chinois qui collabora avec Hergé à l'élaboration du "Lotus bleu", sorti en 1936.

Tchang, dessinateur des caractères chinois figurant dans l'album, apportera surtout à Hergé une compréhension de la Chine qui lui évitera de tomber dans les travers racistes de "Tintin au Congo" (1931). M. Michel a estimé que des milliers de jeunes belges et européens ont découvert la Chine grâce au "Lotus bleu".

"Hergé était désireux de faire tomber les clichés que les Européens véhiculaient sur la Chine à cette époque", a souligné Jacques Simon, administrateur délégué de Casterman. "'Le Lotus bleu' a montré la réalité de l'agression de la Chine par les Japonais", a ajouté Zhang Feifei, la fille de Tchang venue représenter la Fondation Hergé.

La traduction des aventures de Dingding et Baixue (Tintin et Milou) a posé des problèmes ardus aux traducteurs qui se sont arraché les cheveux avec les jurons d'Adoke Chuanzhang (le capitaine Haddock). Il a même fallu renoncer à traduire le "petit nègre" des héros de "Tintin au Congo", les caractères chinois ne se prêtant pas à ce genre d'exercice, a expliqué Lu Xiao, qui a mis un mois pour traduire l'album.

"Dupont et Dupond" sont devenus "Dubang et Dubang". En chinois comme en français, leurs noms se prononcent de la même façon mais diffèrent très légèrement à l'écrit.


Comme le rapporte l'AFP, Tintin au Tibet avait été renommé Tintin au Tibet chinois, ce qui n'a pas tardé à provoqué des réactions, comme en fait foi cette article accompagnant la dépêche de l'AFP dans La Libre Belgique :

«Absolument pas question!»

A l'annonce de la publication d'un «Tintin au Tibet» dans une version rebaptisée «Tintin au Tibet chinois», nous avons aussitôt contacté à Bruxelles Fanny Rodwell, qui préside la Fondation Hergé, que cette nouvelle a laissée stupéfaite: «Je n'en ai jamais entendu parler: ce que vous m'apprenez est inadmissible. Certes, les albums de «Tintin» vont être édités en Chine dans des versions désormais non piratées. Mais pas question de la moindre adaptation; si quoi que ce soit devait être fait de la sorte, ce serait en dehors de notre volonté. A l'oeuvre d'Hergé, il est hors de question de toucher. Un «Tintin au Tibet» remodelé pour les autorités chinoises, cela dépasse l'entendement! Il n'en est et il n'en sera jamais question. Je suis absolument catégorique, et c'est sans appel. Pour nous, le Tibet, c'est le Tibet. Pas le Tibet chinois.»

Pour rappel, Nick et Fanny Rodwell, amis personnels du Dalaï Lama, n'ont jamais caché leur sympathie pour le peuple tibétain opprimé; ils ont organisé une exposition sur ce thème, en 1994, au Musée d'art et d'histoire au Cinquantenaire. (Fr. M.)


Enfin, voici ce qu'annonçait le journal de la RTBF le 23 mai :

« L'éditeur chinois des albums de Tintin va corriger "sans aucune difficulté" le titre de "Tintin au Tibet chinois" en "Tintin au Tibet" » a annoncé Etienne Pollet, directeur éditorial de Tintin chez Casterman. 10 000 exemplaires de "Tintin au Tibet chinois" ont déjà été commercialisés, mais l'erreur serait rectifiée pour les prochains tirages. « L'éditeur chinois nous a par ailleurs assuré qu'il n'y avait pas d'erreurs de traduction dans l'album mis en cause. Bien sûr, nous allons vérifier cette affirmation », a ajouté M. Pollet.

A la suite du lancement officiel en Chine, lundi, des aventures de Tintin, coéditées par Casterman et un éditeur local, un "incident" avait émaillé l'événement. En effet, "Tintin au Tibet" traduit en chinois devenait "Tintin au Tibet chinois". Erreur de traduction et trahison du titre de l'album, "Tintin au Tibet chinois" revêtait de plus une connotation politique sensible.

L'ensemble des aventures de Tintin, à l'exception de "Tintin au pays des Soviets", jugé anticommuniste et de "Tintin au Congo", trop colonialiste, a été édité en Chine. 22 albums à 10 000 exemplaires chacun (soit 220 000 livres) ont été écoulés dans un premier temps sur le marché chinois. Des éditions pirates des albums de Tintin existaient déjà en Chine depuis de nombreuses années.


Avocats et députés tintinophiles s'affronteront

Une brève parue dans L'Express de la semaine du 22 avril :

Mille millions de mille sabords ! La coupe Haddock des tintinophiles aura bien lieu. Les députés admirateurs de Tintin devraient relever le défi de concours d'érudition et d'éloquence, portant sur les aventures du célèbre reporter, lancé par leurs homologues, avocats et magistrats du Palais de Justice, conduits par Maître Christian Charrière-Bournazel. "Mais pas avant l'automne : les élus sont sortis exsangues des municipales", confie Dominique Bussereau, président du Club des Parlementaires Tintinophiles. Les élus du peuple n'affronteront cependant pas les hommes de robe : le principe d'équipes mixtes devrait être retenu.


www.seraphin-lampion.com

Une autre brève parue dans L'Argus de l'assurance de la semaine du 4 mai :

Un personnage jovial, sociable à outrance et toujours prêt à vous proposer une assurance. Cela vous rappelle-t-il quelqu'un ? Séraphin Lampion, bien sûr, l'agent des assurances Mordass, que l'on retrouve régulièrement dans les bandes dessinées de Tintin. Eh bien, ce personnage virtuel a désormais son site. Seraphin-lampion.com vien d'être lancé par un courtier ... en chair et en os, déjà présent sur internet en la personne de Thierry Pérouse, directeur général de FIRST ASSUR. Seraphin-Lampion.com n'a d'autre ambition que de constituer une autre porte d'accès au comparateur d'assurances.


Les films de Tintin en DVD

Après les dessins animés Tintin d'Ellipse/Nelvana, c'est au tour des deux films avec vrais comédiens, Le Mystère de la Toison d'or (1961) et Tintin et les oranges bleues (1964) d'être disponibles sous forme de DVD. Sortie prévue (en France) le 29 mai...

Pour plus d'informations : http://www.dvd-fr.com/news/item.php3?id=15052001


Un nouveau film Tintin?... les rumeurs courent toujours

Il y a peu, la rumeur voulait que le cinéaste belge Après Jaco van Dormael souhaite tourner un film de Tintin. Hugues Dayez révélait sur les ondes de la RTBF le 15 mai que c'est maintenant le réalisateur français Jean-Pierre Jeunet qui semble avoir le vent en poupe pour porter à l'écran les aventures du célèbre reporter...

Pour plus d'informations : http://www2.rtbf.be/rtbf_2000/bin/view_article.cgi?id=0006874_article&menuid=culture&codepub=www.rtbf.portail%2fcult


Journaux


21 avril 2001

Sur les traces de Tintin en Roumanie

Sur le site Internet de l'Office du tourisme roumain en Belgique, on trouve une idée de voyage plutôt sympathique. En cinq arguments, le site souhaite prouver que la Syldavie aurait été inspirée par la Roumanie. Il faut avouer que de l'argument toponymique (Syldavie résulterait de la contraction entre Transsylvanie Moldavie) à celui du témoignage du capitaine Haddock (il traite les membres de la police secrète de « crétins des Balkans » et « Bachi-bouzouks des Carpates »), les ressemblances sont frappantes. Pour aller juger sur place, l'office de tourisme propose plusieurs parcours « sur les traces de Tintin », de la ville de Galati à la visite du château du prince Ion Alexandru Cuza (alias prince Muskar dans les albums...).

Pour plus d'informations : http://romania.ibelgique.com


Tintin dans Bo-Doï

Le magazine de bande dessinée français Bo-Doï présente dans son numéro d'avril un dossier sur Tintin, en particulier sur l'exposition « Tintin, Haddock et les bateaux », mais aussi sur l'opéra de Bianca Castafiore à Bordeaux et le club des pélicans noirs de cette même ville. On y retrouve aussi des entrevues de Benoît Peeters, Pierre Sterckx, Albert Algoud, Numa Sadoul et Hugues Dayez, qui une fois de plus dénoncent Moulinsart et sa gestion de l'héritage d'Hergé.


Un nouveau fac-similé bientôt disponible

Le 12 juin prochain, Casterman lancera un nouveau fac-similé reproduisant cette fois-ci l'édition de 1948 des 7 boules de cristal, poursuivant ainsi la publication de la plupart des premières éditions en couleurs. L'album n'aura pas contre pas l'intérêt des deux premiers albums ainsi réédités, soit L'Île Noire ou d'Au pays de l'or noir, qui avaient connu des modifications importantes après leur première publication en couleurs. Reste la couverture non pelliculée, le dos toilé, le papier épais pas trop blanc, les couleurs pastel qui, comme le dirait si bien Casterman, fleurent bon l'ancien...

Pour plus d'informations : http://www.casterman.com/catalogue/album.asp?isbn=2203011416


Journaux


23 mars 2001

Tintin, Haddock et les bateaux à Paris

Depuis ce mercredi, l'exposition Tintin, Haddock et les bateaux est présenté au Musée national de la Marine à Paris. Voici ce qu'en dit Arts Programme...

L'EXPOSITION

A travers la rencontre entre Tintin, jeune reporter, et le Capitaine Haddock, sympathique loup de mer, l'exposition raconte les plus passionnants épisodes de leurs aventures maritimes. Sur 700m² sont présentés les objets majeurs des collections du musée, dont Hergé s'est servi pour donner à son oeuvre un caractère de grande authenticité. Ainsi, le lien entre le héros d'Hergé et le domaine patrimonial est assuré par deux types d'objets ; des dessins originaux d'Hergé exposés pour la première fois, des dessins du XVIIème siècle et des modèles anciens qui ont déjà servi de documentation à Hergé. Parmi les oeuvres exposées, nombre de dessins originaux d'Hergé et d'autres objets sont prêtés par la Fondation Hergé. Des collectionneurs privés ont accepté de prêter certains de leurs trésors, de même que des spécialistes qui ont réalisé des maquettes de grande qualité.

Ces objets sont mis en valeur par une scénographie imposante, la reproduction des vignettes des albums et la création en trois dimensions d'objets imaginés par Hergé, tel le sous-marin du Professeur Tournesol. Du Crabe aux Pinces d'Or à l'Étoile Mystérieuse, du Secret de La Licorne au Trésor de Racham Le Rouge, tintinophiles et tintinologues retrouvent à travers cette exposition les grands moments de leur passion. Cette exposition s'adresse à tous les jeunes d'hier et d'aujourd'hui et au public familial pour lequel le musée vient de créer un billet Équipage offrant des facilités d'accès.

LE PARCOURS DE L'EXPOSITION

Mille sabords ! Le fameux juron est inscrit en grandes lettres sur ce qui pourrait être la coque d'un navire. Le visiteur est amené à y pénétrer ... . Tout commence par une boîte de crabe... Un couloir tracé entre des caisses pour accéder à un espace circulaire, délimité par une cloison métallique. Le visiteur découvre les premières vignettes de l'album Le Crabe aux Pinces d'Or, qui montrent Milou en train de se débattre avec une boîte de crabe. On s'échappe par une échancrure pour s'apercevoir que l'on était en fait dans la boîte de crabe, cette boîte dont un morceau d'étiquette va conduire Tintin au Karaboudjan. Le cargo impose sa masse sombre le long d'un quai. Un hublot est éclairé. Osons un regard... le hublot donne sur la cabine du Capitaine Haddock, lieu de la rencontre entre un jeune reporter et un loup de mer alors sur une mauvaise pente.
C'est l'histoire de cette amitié entre deux hommes très différents mais complémentaires que raconte cette exposition. Au fil de cette histoire nous découvrons comment le maître de la ligne claire s'est progressivement approprié le domaine maritime en devenant de plus en plus précis, de plus en plus exigeant sur le plan documentaire. De nombreuses activités sont prévues autour de l'exposition. Pour les plus jeunes, une visite-jeu sous forme d'enquête, une visite-atelier "Bulles en Stock", une "Invitation à Moulinsart" et "Milou à bord" pour les tous-petits (3-6 ans). Pour tous, la visite est enrichie par la projection de dessins animés et pour patienter avant les projections et les animations, des albums et autres ouvrages sont mis à disposition.
Pour les plus grands, une visite commentée "Tintin, Hergé et la ligne claire" invite à découvrir les principes de la célèbre ligne claire qui fit le succès de Tintin et fonda ce que l'on appelle l'École Belge de Bande Dessinée. Pour les tintinophiles avertis des cycles de conférence ont lieu dans l'auditorium. Cette exposition est l'occasion de visiter ou revisiter le musée de la Marine qui entame d'importants travaux de rénovation, qui ne modifieront cependant ni les conditions d'accueil des visiteurs, ni l'accès aux collections. De plus, une politique ambitieuse d'expositions de grande envergure en France comme à l'étranger montre bien la volonté du musée de renforcer sa notoriété et de rester le plus proche possible de ses visiteurs. Alors, à l'abordage !

Détails pratiques :

MUSEE NATIONAL DE LA MARINE
Place du Trocadéro et du 11 Novembre
Palais de Chaillot
75016 Paris
Tél. 01 53 65 69 69
Fax 01 53 65 69 65

Ouvert tous les jours sauf le mardi
de 10h à 17h50

Prix d'entrée: 45 F
Billet équipage (5 personnes dont deux jeunes de moins de 18 ans au moins): 130 F
Prix enfants de moins de 6 ans: 25 F
Groupes adulte: 35 F
Groupes enfants: 10 F
Horaires: 10h-18h


Exposition Tintin en Allemagne

Le musée Wilhelm Busch de Hannovre, en Allemagne, consacre une exposition à Hergé et Tintin jusqu'au 13 mai 2001, regroupant plus de 150 dessins originaux du Lotus bleu et Tintin au Tibet. Un superbe catalogue a été édité à cette occasion et peut être commandé sur le site web de Moulinsart s.a. au coût de 800 FB. L'exposition se déplacera au cours de l'année dans 3 autres villes allemandes.

Pour plus d'information : http://www.wilhelm-busch-museum.de/
Pour commander le catalogue : http://store.tintin.com/fr/


Parution de Le Mythe Hergé

Un nouveau livre au ton calomnieux intitulé Le Mythe Hergé est paru depuis peu et a fait dernièrement la manchette en Belgique. L'ouvrage de 86 pages de Maxime Benoît-Jeannin cherche à démontrer le caractère antisémite d'Hergé, prenant pour preuve sa participation au Soir « volé » sous contrôle allemand au cours de la Seconde Guerre mondiale. L'auteur scrute également à la loupe les albums de Tintin afin d'y retrouver des traces de racisme et affirme ainsi que L'Étoile mystérieuse ne serait ainsi qu'un pamphlet antisémite.

Le 2 mars 2001, le quotidien bruxellois Le Soir publiait un article intitulé « Tintin sur fond de bruit de bottes » signé par Jacques de Decker et d'un ton plutôt complaisant envers l'ouvrage, article auquel Georges Remi jr, neveu d'Hergé, s'est empressé de répondre (v. sa lettre en format PDF), de même que Hervé Springael des ADH (v. sa lettre en format PDF). Benoît Peeters a également eu l'occasion d'en découdre avec l'auteur sur les ondes de la RTBF. Les réactions en ligne ne se sont pas fait attendre non plus et la liste des Amis d'Hergé a retransmis les critiques de plusieurs tintinautes indignés autant par le livre de Benoît-Jeannin que l'article de Jacques de Decker. Un article en réponse de Jacques Langlois paraîtra dans le prochain numéro de de la Revue des ADH.

Il est clair que le comportement de Hergé pendant la guerre peut être remis en question et, comme le disait Benoît Peeters dans le reportage d'Envoyé Spécial, qu'il fut en quelque sorte sorte un « collabo passif ». Mais de là à le dépeindre comme un nazi convaincu, il y a un gouffre que l'auteur du Mythe Hergé n'a pas hésité à franchir...


Des nouvelles de la comédie musicale Tintin

La première de la comédie musicale « De Zonnentempel » basée sur Le Temple du Soleil aura lieu à Anvers (Belgique) le 15 septembre 2001. Le disque de la chanson De Zon (Le Soleil) sortira en avril, et le disque reprenant l'ensemble du spectacle néerlandais plus tard cet été. La version française est quant à elle attendue en 2002.

Pour plus d'information : http://www.musicalkuifje.com/


Journaux


16 février 2001

Une nouvelle offre d'Orange

Pour les maniaques du téléphone mobile, l'opérateur belge Orange a lancé en janvier un second coffret Tintin... (v. article du 23 décembre 2000)

Téléphone mobile Orange


Envoyé spécial - Tintin : la traversée du siècle

Le reportage d'Envoyé Spécial consacré à Hergé et Tintin sera bel et bien diffusé le 22 février à 21 h 00 sur les ondes de France 2. Selon Téléstar, nous aurons droit à « un sujet fouillé qui s'emploie à démontrer qu'à la passion des tintinophiles répond une logique mercantile, érigée en stratégie industrielle. » Pour les tintinophiles qui ne reçoivent pas France 2, l'émission sera rediffusée par TV5 le 28 février (à 19h30 au Canada).


Tintin en Thaïlande saisi

Voici un article de l'AFP du 13 février 2001...

BRUXELLES (AFP) - Plusieurs centaines d'exemplaires d'un album de bandes dessinées faux et satirique, intitulé "Tintin en Thaïlande", ont été saisis le week-end dernier en Belgique, a-t-on appris mardi auprès du parquet de Bruxelles.

Dans cet album, signé d'un certain Bud E. Weyzer et publié aux fantaisistes éditions Syldavie, le célèbre petit reporter belge fréquente un bar thaïlandais gay, tandis que son ami Tchang se fait sodomiser par le Yéti et que son chien Milou fait de même avec un chat siamois.

A l'origine de cette découverte, la cellule contrefaçon-piraterie de la police fédérale belge avait appris en janvier de la société Moulinsart, gestionnaire des droits liés au héros d'Hergé, qu'un stock de BD "Tintin en Thaïlande" était proposé à la vente.

Se faisant passer pour des acheteurs potentiels, les policiers ont interpellé deux hommes et saisi 550 exemplaires de l'album à Tournai (sud), puis ont obtenu les aveux de l'auteur, à Anvers (nord).

Les trois hommes ont été relaxés après leurs aveux, selon le parquet. Ils avaient fait imprimer mille albums pirates en Thaïlande et chacun se monnayait en Belgique entre 1.000 et 1.300 francs belges (de 24,8 à 32,2 euros).

Le dessinateur avait pris soin de numéroter dix séries de 1 à 100, pour invoquer le fait de n'en avoir imprimé qu'une petite quantité en cas de problème avec la société Moulinsart.

Selon la police belge, les pirates ont eux-mêmes été piratés en Thaïlande, où les imprimeurs ont réalisé à leur insu des versions française et anglaise tirées à des milliers d'exemplaires.


Nick Rodwell à Angoulême

Le journal Charente Libre d'Angoulême annonçait dans son édition d'hier la venue de Nick Rodwell dans cette ville pour y signer la convention finale permettant au pôle image la construction de la fusée lunaire sur le site des Trois-Chênes.

Pour plus d'information : http://www.charente.com/Copiede010215/article20.htm


Tintin et l'Atomium

Patrick Albray rapportait ce matin aux Amis d'Hergé avoir entendu à la radio une très vive réaction d'un gestionnaire de l'Atomium, à propos de la proposition de la région bruxelloise d'offrir une boule de l'Atomium à Moulinsart pour y installer le musée Hergé. Ce gestionnaire s'y opposait formellement, par refus de gérer l'édifice boule par boule et aussi pour ne pas donner une boule à un « financier qui ne représente qu'une série ». Selon lui, si un jour une boule de l'Atomium accueille une exposition sur la BD belge, elle reflétera sa diversité et non le travail d'un seul auteur.


Journaux


14 janvier 2001

Le projet de Musée Hergé relancé

Nick Rodwell avait annoncé une grande nouvelle pour le 10 janvier et n'avait pas menti. Fanny Remi a souligné à sa façon le 72e anniversaire de Tintin en annonçant que la Fondation a abandonné l'idée de construire le musée Hergé à Bruxelles et que c'est plutôt à Louvain-la-Neuve, dans le Brabant wallon, que s'établira le futur Musée Hergé. Une entente a été conclue entre l'Université catholique de Louvain et la Fondation Hergé, portant sur la mise à disposition d'un terrain de Louvain-la-Neuve, terrain dont l'Université reste la propriétaire et où sera construit le musée totalement financé par la Fondation Hergé. Le choix de Louvain-la-Neuve est quelque peu surprenant, mais la ville se trouve à quelques kilomètres à peine de Céroux-Mousty, où Hergé possédait une résidence secondaire, et au coeur des paysages qui ont inspiré les environs du château de Moulinsart. Ce scoop a été offert au journal La Libre Belgique qui l'a mis à la une lors du lancement de son site web. C'est à l'initiative du bourgmestre de la commune que le site de l'Université catholique de Louvain-la-Neuve a été proposé à la Fondation Hergé.

Pour en savoir plus :

Bien entendu, la déception était grande à Bruxelles et le ministre de l'Économie Éric Tomas ne cachait pas son dépit, en entrevue dans le journal Le Soir de samedi, et déclarait ne pas exclure des actions symboliques fortes. La semaine prochaine, le ministre-président François-Xavier de Donnéa rencontrera Nick Rodwell afin de négocier une présence significative de Tintin à Bruxelles et, semble-t-il, de lui offrir plusieurs boules de l'Atomium sur un plateau de cristal afin de refléter dignement l'image de ce monstre sacré de la BD qu'est Hergé. Soulignons que la Région bruxelloise bénéficie d'un budget de 450 millions de francs belges pour restaurer le monument délabré.

Pour en savoir plus :


Émissions et publications

Nous avions annoncé que l'émission Envoyé Spécial de France 2 présenterait un programme de 40 minutes sur Hergé d'ici à la fin du mois. Or, rien de tel n'est prévu dans l'émission du 25 janvier... De son côté, le numéro de février de Beaux-Arts magazine comprendra un article de Pierre Sterckx sur l'art de Hergé.


Journaux


23 décembre 2000

Le Musée Hergé dans l'impasse?

Les dernières nouvelles concernant le projet d'un musée Hergé à Bruxelles sont pour le moins confuses... Patrick Albray a annoncé au Amis d'Hergé avoir entendu à la radio le 14 décembre que le projet était enterré suite au désaccord entre Nick Rodwell et le gouvernement bruxellois concernant l'emplacement proposé de la place Fontainas. Le 15 décembre, la radio annonçait que le projet de musée Hergé ressuscitait grâce au Ministre de l'Économie de la Région bruxelloise qui, tintinologue, a contacté Nick Rodwell afin de trouver une solution. Ce dernier ne voudrait plus d'un ancien immeuble réhabilité, mais préférerait plutôt construire un nouveau bâtiment.

Enfin, Hervé Springael nous a fait parvenir cet entrevue du ministre parue dans le quotidien bruxellois Le Soir du samedi 16 décembre 2000 :

« Tintin doit rester chez lui, à Bruxelles »

- Éric Tomas, Ministre de l'Économie de la Région

Le projet de Musée Tintin a définitivement capoté, place Fontainas. Vous venez de rencontrer Nick Rodweil, le mari de la veuve de Hergé. Entre Tintin et Bruxelles, l'aventure est terminée ?
Il y a eu de nombreux contacts avec !e bourgmestre et l'échevin de l'urbanisme de la Ville de Bruxelles. Mais l'histoire de la place Fontainas a tourné en eau de boudin. Les projets étaient pourtant très avancés. Sans vouloir jeter la pierre à personne, il semble que certaines des exigences de la Ville étaient insurmontables pour la Fondation. Nick Rodwell m'a fait savoir que si la Région bruxelloise n'était plus intéressée par le personnage, le Musée de l'œuvre de Hergé pouvait se faire n'importe où. Tintin est un héros au retentissement mondial. Pour moi, Quick et Flupke font partie du paysage bruxellois. Ce sont des gamins de Bruxelles. Tintin habitait à Bruxelles, rue du Labrador. Il est parti au pays des Soviets de la gare du Nord. Il doit rester chez lui, à Bruxelles. Il est impensable que ce musée ne se fasse pas chez nous. La capitale manque justement de grandes attractions touristiques. J'ai donc décidé d'apporter tout mon soutien à ce projet.

Vous avez proposé un nouveau site à la Fondation Hergé?
Nous n'en sommes pas encore là! Ce n'était qu'une première entrevue. À ce stade, la Fondation m'a simplement informé de sa préférence pour un terrain vierge pouvant accueillir un bâtiment contemporain. Nick Rodwell ne souhaite pas installer le musée dans un immeuble à rénover. J'ai donc entrepris de dresser un inventaire des possibilités pour faire des propositions concrètes. Un terrain public pourrait être mis à disposition de la Fondation sous forme d'emphytéose. Les possibilités ne manquent pas. Il s'agit de travailler avec la Fondation pour trouver un lieu en adéquation avec leurs idées. Ce sont des investisseurs privés, ils ont des moyens financiers importants. Mais ils souhaitent bénéficier du soutien des pouvoirs publics. Je veux et je peux les aider.

En tant que ministre de l'Economie, vous pouvez porter un projet culturel?
Je crois que ce musée sera un tout gros succès. J'y vois bien une cafétéria syldave, une fumerie d'opium et un temple du Soleil. Dans un autre style, cela attirera autant de monde que le Guggenheim. Et c'est tout de même plus cohérent qu' " Euro Disney ", Mickey n'est pas parisien. Tintin, lui, est bruxellois. Au plan économique comme au plan culturel, l'ensemble se tient. Dans une vie de ministre, on a rarement l'occasion de s'amuser. L'aventure du Musée Tintin m'enthousiasme. Si elle aboutit enfin, l'image de marque de Bruxelles et de la Belgique tout entière en sortira grandie.

Nick Rodwell vous a déjà fixé des échéances précises?
Nous avons convenu d'une décision rapide sur le lieu d'implantation avant la fin du premier semestre 2001. Au deuxième semestre, à l'occasion de la présidence belge de l'Union européenne, une vaste expo Tintin serait organisée à Bruxelles pour lancer le projet de musée. Cette initiative pourrait être patronnée par la Commission communautaire française. L'idée semble avoir emballé la Fondation Hergé.

Un ministre socialiste qui défend Tintin, ça ne vous pose pas un cas de conscience philosophique?
Gamin, j'étais passionné par les aventures de Tintin et je ne suis pas devenu colonialiste pour autant! Ces derniers temps, on a multiplié les exégèses de l'oeuvre de Hergé. Nul n'est parfait, bien entendu. Pas même Tintin. Mais cela ne l'empêche pas de rester un phénomène universel. La ville d'Angoulême ne se pose d'ailleurs pas de questions de conscience et investit des millions de francs français dans son projet d'espace Tintin. Pour l'anecdote, il y a deux ans, lors d'un congrès astronautique organisé par Dirk Frimout, j'avais offert aux cosmonautes russes l'album " On a marché sur la Lune " dans leur langue. Ils sont repartis enchantés, ce souvenir de Bruxelles sous le bras. Dans l'intérêt de la Région bruxelloise, je crois que nous ne pouvons pas laisser filer le Musée Tintin ailleurs. Et zut pour les grincheux!

Propos recueillis par DANIEL COUVREUR


Compte-rendu de la rencontre du 14 décembre

Nous avions déjà parlé de la conférence que devait présenter Nick Rodwell devant Chambre de commerce belgo-luxembourgeoise le 14 à Paris (v. article du 29 novembre). Jacques Langlois y a assisté et nous en a envoyé un compte-rendu. La présentation fut assez courte et dressait un portrait positif des affaires pour la Fondation et Moulinsart. On attend une annonce importante le 10 janvier, anniversaire de Tintin (concernant le musée?). Rodwell a également confirmé que la comédie musicale à Anvers, la nouvelle exposition permanente à Cheverny et l'exposition sur les bateaux au Palais de Chaillot sont bel et bien au menu de l'an 2001. Bien que le projet ait pris du retard, la fusée lunaire d'Angoulême pourrait être confirmée en janvier. Toujours selon Rodwell, les espaces Tintin sont moins nombreux que prévu mais marchent bien. Ce n'est pourtant pas ce que l'on pouvait lire dans l'hebdo Le Point de cette semaine, qui dressait un portrait fort pessimiste des affaires de Rodwell dans un article intitulé « Moulinsart prend l'eau »; on parlerait même d'un rachat par Sony ou Disney. À suivre...


Tensions entre la Fondation et les ADH

Il semblerait que la publication du numéro 31 de la revue des Amis de Hergé, sans la participation et l'autorisation de la Fondation Hergé, ait provoqué la colère de Fanny Rodwell, veuve et ayant-droit d'Hergé, qui a démissionné avec fracas de la présidence d'honneur de l'association hergéophile. La rupture entre la Fondation et les ADH est bel et bien consommée et l'on peut craindre à présent des recours judiciaires de la Fondation qui pourraient menacer les activités de l'association. Espérons que le dialogue sera renoué au plus grand bénifice de tous...


Coffret Tintin OrangeCampagne publicitaire Tintin pour Orange

L'opérateur de téléphonie mobile belge Orange a lancé récemment une nouvelle campagne publicitaire entièrement basée sur Tintin. On offre notamment aux nouveaux utilisateurs un téléphone et un coffret illustrés de Tintin et un concours donne la chance de gagner une reproduction de la fusée lunaire.


Nouveautés chez Casterman

Casterman profite des fêtes de fin d'année pour lancer un nouveau coffret regroupant la version noir et blanc des premières aventures de Tintin, soit Tintin au Congo, Tintin en Amérique, Les Cigares du pharaon, Le Lotus bleu, L'Oreille cassée, L'Île Noire, Le Sceptre d'Ottokar et Le Crabe aux pinces d'or, avec en couverture la reproduction de celle de l'édition dite « grande image ». Autre nouveauté, une quatrième édition (après ce qui devait être l'édition définitive!) de Tintin et moi - Entretiens avec Hergé de Numa Sadoul, l'un des ouvrages de référence des tintinophiles.

Coffret noir et blanc       Tintin et moi - Entretiens avec Hergé


Un peu de Loch Lomond?

Si vous souhaitez goûter au whisky préféré du Capitaine, sachez que l'on trouve chez la maison Defruyter, rue Royale 133 à Bruxelles (tél. 02/ 219 15 73), un Loch Lomond finest blended et un Loch Lomond Pure Malt. Hé oui, cette distillerie existe vraiment!


Tintin à Envoyé spécial

L'émission Envoyé spécial de France 2 présentera à la fin du mois de janvier un reportage de 40 minutes sur Hergé et l'après-Hergé.


Journaux


29 novembre 2000

Tintin dans Géo

Une belle surprise attendait les tintinophiles dans les kiosques à journaux cette semaine. Le magazine français Géo a en effet publié un hors-série spécial Tintin, conçu avec la collaboration de la Fondation Hergé. Voici ce qu'en disait Patrick Albray aux abonnés des Amis d'Hergé :

Le superbe magazine Géo a fait fort, avec un magnifique numéro hors-série illustré par Tintin. Les articles, qui retracent tous les pays visités par Tintin, sont accompagnés de très belles photographies, mises en vis-à-vis d'images tirées des albums. On y trouve aussi un article sur la Fondation Hergé, un autre sur Hergé et Bruxelles, et une fresque de tous les personnages de la série qu'Hergé avait réalisée pour une carte de voeux. C'est un petit bijou que je vous conseille vivement d'acheter, d'autant plus que son prix est très, très raisonnable (299 FB, 45 FB, 12 $CAN).

Géo spécial Tintin


Tintin dans Ciel et espace

Et la ronde des articles continue... Le numéro de décembre de Ciel et espace, qui retrace un siècle d'avancées dans la connaissance de l'univers, comporte un article sur l'aventure lunaire de Tintin.


Nouvelle vente aux enchères chez Tajan

Le samedi 25 novembre a eu lieu une autre vente aux enchères consacrée à Hergé à l'étude Tajan. Parmi les trésors vendus au plus offrant, notons une planche de L'Étoile mystérieuse, bien de la main d'Hergé selon Pierre Sterckx, mais peut-être une copie selon Philippe Goddin, qui est partie à 290 000 FF. D'autres albums ont été vendus à 30, 40 et 50 000 FF! Les résultats complet sont en ligne à l'adresse www.lordweb.com.


Une conférence de Nick Rodwell

La Chambre de commerce belgo-luxembourgeoise organise le 14 décembre au Centre Wallonie-Bruxelles, 127/129, rue Saint-Martin à Paris, une conférence sur l'univers de Tintin avec comme invité d'honneur M. Nick Rodwell, administrateur délégué de Moulinsart SA, qui parlera de « La gestion du patrimoine de Tintin ». Cette conférence sera suivie d'une période de questions et d'un lunch cocktail. Prix d'entrée : 330 FF / pers. pour les membres, 380 FF / pers. pour les non-membres. Jacques Langlois et Thomas Sertillanges seront sur place et nous en feront un compte-rendu.


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14 novembre 2000

Une entrevue de Fanny Rodwell

Vous pouvez lire une entrevue de Fanny Rodwell, la veuve d'Hergé maintenant à la tête de la Fondation Hergé, sur le site Comics-World :
http://www.comics-daily.net/index.php3?cat=Infos&up_cat=ACTUALITES&Art=00001058


D'autres parutions à venir

À peine paru le premier tome Chronologie d'une oeuvre - un ouvrage vraiment superbe, selon Jacques Langlois - il nous a été confirmé que le tome II paraîtra comme prévu en novembre 2001. À la fin de novembre, Casterman fera paraître un coffret regroupant dans le même format que l'intégrale parue l'an passé les huit versions en noir et blanc du Congo au Crabe, fac-similé de l'édition de 1942, dite  «grande image ».


Journaux


28 octobre 2000

Tintin en comédie musicale

Une dépêche de l'Agence France-Presse nous annonçait une très bonne nouvelle mercredi dernier...

BRUXELLES - Une comédie musicale s'inspirant des aventures du héros de bande dessinée Tintin dans Le Temple du Soleil et Les Sept Boules de cristal sera créée le 15 septembre 2001 à Anvers (nord de la Belgique), en néerlandais, ont annoncé hier ses initiateurs.

La version française du même spectacle sera présentée ensuite du 23 mars au 5 mai 2002 au palais des Beaux-Arts de Charleroi (sud du pays), ont-ils précisé. Le metteur en scène Franck van Laecke, le scénariste Seth Gaaikema et le compositeur Dirk Brossé sont à la base d'un spectacle qu'ils ont composé à 70 % de chants et de danse, et à 30 % de théâtre. « Nous avons choisi cette aventure de Tintin parce qu'elle rayonne d'une grandeur pleine de mysticisme et qu'elle suscite l'imagination », a déclaré le metteur en scène. « L'histoire a lieu en Amérique du Sud, ce qui nous permet de faire l'usage de différents styles de musique », a ajouté le compositeur. La partie musicale de la comédie comprend des chants lyriques, des airs d'opéra (grâce au personnage de Bianca Castafiore) et une musique qui intègre des éléments sud-américains. Dans la création en néerlandais, l'acteur flamand Tom van Landuyt interprétera Tintin, le baryton néerlandais Henk Poort (Le Fantôme de l'Opéra, Les Misérables, Anantevka) le capitaine Haddock, et Jacqueline van Quallie, Bianca Castafiore. Le chanteur d'opéra Chris de Moor, fils du dessinateur Bob de Moor considéré comme le bras droit d'Hergé, jouera le rôle du Grand Inca dans Le Temple du Soleil. Deux chiens bien entraînés endosseront le rôle de Milou, mais un Milou mécanique sera aussi disponible.

On pouvait aussi lire dans le quotidien gratuit Metro de Bruxelles l'article suivant :

Anvers - La comédie musicale en néerlandais « Tintin et le Temple du soleil » inspirée de l'album de bande dessinnée du même nom et de « Tintin et les 7 boules de cristal » aura lieu en première mondiale à Anvers le 15 septembre 2001.

La version française du « musical » sera présentée du 23 mars au 5 mai 2002 au palais des Beaux-Arts de Charleroi. La comédie musicale est coproduite par les sociétés Tabas&Co et Moulinsart, l'entreprise qui gère les intérêts de la veuve du créateur de Tintin, Hergé (Georges Remi). Le metteur en scène Franck Van Laecke, le scénariste Seth Gaaikema et le compositeur Dirk Brossé sont à la base d'un spectacle qu'ils ont composé à 70% de chants et de danses et à 30% de théâtre. « Nous avons choisi cette aventure de Tintin parce qu'elle rayonne d'une grandeur pleine de mysticisme et qu'elle suscite l'imagination », a déclaré le metteur en scène. « L'histoire a lieu en Amérique du sud, ce qui nous permet de faire usage de différents styles de musique », a ajouté le compositeur Dirk Brossé, qui ne cache pas son intérêt pour les intruments ethniques. La partie musicale de la comédie comprend des chants lyriques, des airs d'opéra (grâce au personnage de Bianca Castafiore) et une musique qui intègre des éléments sud-américains. Encore au stade embryonnaire, la musique composée au piano doit encore être complétée par une orchestration assurée par le chef Dirk De Caluwé.


Journaux


21 octobre 2000

Rachat de Flammarion

Nouveau revirement dans la saga du rachat de Casterman, l'éditeur de Tintin. La firme tournaisienne avait été acquise au début de l'automne par le groupe français Flammarion, au grand soulagement des auteurs, qui y voyaient l'éditeur le plus apte à défendre le style de BD de Casterman, mais qui n'avaient pas apprécié le secret entourant les négotiations. Le scénario se répète à nouveau : Flammarion est passé dans le plus grand secret entre les mains de l'éditeur italien Rizzoli Corriere della Serra.


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18 octobre 2000

Rendez-vous international de la BD de Gatineau

Du 26 au 29 octobre aura lieu le tout premier Rendez-vous international de la BD de Gatineau (Québec). Parmi les auteurs européens présents, notons Lucien de Gieter (Papyrus), Nicolas Dumontheuil et Roger Widenlocher (Achille Talon).

Les activités tintinesques ne manqueront pas. L'exposition Hergé, Tintin et cie présentera aux visiteurs pas moins de 500 pièces reliées au monde de Tintin. Le samedi 28 octobre, Marie-Claude Geoffroy présentera de 13 h à 14 h à la Maison de la Culture de Gatineau les aventures de Tintin dans un exposé pour les 8 à 12 ans. De 14 h 30 à 15 h 30, ce sera au tour du webmestre de ce site, Nicolas Sabourin, de présenter son site et Tintin au public. Venez-y nombreux!

Pour en savoir plus : http://www.ville.gatineau.qc.ca/loisirs/bande.htm


Tintin en provençal

Marc Bourdet annonçait il y a peu aux Amis d'Hergé que la chaîne régionale France 3 Méditerranée diffuse depuis septembre, dans le cadre de l'émission Samedi Méditerranée tous les samedis vers 16 h 30, les dessins animés Tintin doublés en provençal. Les spectateurs ont jusqu'à maintenant eu droit aux épisodes de L'Affaire Tournesol et des Bijoux de la Castafiore. Ce doublage a été rendu possible grâce à l'aide de diverses associations qui oeuvrent pour sauvegarder la langue des félibres et à des subventions institutionnelles.


Le CBBD indigne de Tintin?

M. Pierre Demoitié nous a signalé cet article paru dans l'édition du lundi 16 octobre du quotidien bruxellois Le Soir :

La grande aventure du Centre belge de la bande dessinée
Tintin n'est plus un personnage, c'est un héros

Temple de l'Art nouveau sanctifié en Mecque de la bande dessinée, le Cébébédé glorifie ses dix années d'existence par l'érection d'un monument de papier. Plus de deux cents pages croquent l'aventure de cet écrin d'architecture signé Horta, et l'histoire des collections qu'il abrite dans la rue des Sables à Bruxelles.

Nulle trace de Tintin dans ce récit haletant. En dépit des centaines de millions d'albums vendus en septante ans, sa houppe ne fait pas partie de l'évolution graphique des personnages de la BD belge. Les héritiers d'Hergé ne souhaitaient pas voir Tintin partager la vedette avec d'autres petits mickeys. Héros exclusif, il pourrait s'offusquer de la banalisation de son image.

Tintin se retrouve expulsé de l'histoire, constate Charles Dierick, directeur du Cébébédé et coordinateur de l'ouvrage. Notre coéditeur, Dexia, est une banque assez riche pour se payer les droits d'auteur des illustrations. Mais les héritiers d'Hergé ne voulaient tout simplement pas voir Tintin côtoyer d'autres personnages. Tous ceux qui souhaitent se pencher sur l'ouvre d'Hergé ont l'habitude aujourd'hui de ce genre de réponse. Tant pis pour Tintin et tant mieux pour les autres héros.

Sans rancune, Charles Dierick a tout de même consacré deux pages au phénomène Tintin. Morceau choisi : Sans âge ni véritable caractère, il paraît quasi asexué. Loin de constituer une faiblesse, cette vacuité est un atout majeur de la série et l'un des secrets de sa prodigieuse longévité. Ce bougre d'ectoplasme n'a pas soumis son texte à Moulinsart. Et l'on sait les héritiers d'Hergé chatouilleux comme des fourmis rouges sur ce point...

Moulinsart prétend que nous avions demandé les autorisations de publication trop tard, précise Charles Dierick. C'est faux. De toute manière, il était hors de question de communiquer notre texte avant publication. Et puis tant pis, cela nous donne le prétexte rêvé pour tirer d'autres maîtres de l'oubli.

La bande dessinée belge au XXe siècle, c'est bien plus que Tintin. Le Cébébédé claque cette vérité au nez et à la barbe de Moulinsart : Historiquement, Jijé a eu plus d'influence qu'Hergé. Ses personnages comme Valhardi ou Blondin et Cirage n'ont pas la renommée de Tintin, mais Jijé a formé énormément de maîtres de l'école belge : Franquin, Morris, Will... qui eux-mêmes ont influencé la nouvelle génération des Derib, Moebius ou Mézières. Jijé a une vraie descendance graphique. Chez Hergé, c'est moins net. Sauf pour ceux qui ont été obligés de travailler dans son style parce qu'il était en même temps directeur artistique du « Journal de Tintin ». Quelques-uns ont adopté sa ligne claire pour des questions de marketing ou de mode. Hergé a mieux mené la carrière de ses héros. Mais aux plans humain et artistique, Jijé le surpasse probablement.

ET MORRIS INVENTA LE 9e ART
Le faux bond de Tintin oublié et ses rivaux passés en revue, le livre du Cébébédé tourne les pages de la réhabilitation des magasins Waucquez. Sous les verrières de ce témoin rare du commerce Art nouveau, les restaurateurs ont joué de la peinture de carrosserie, du merisier américain et du marbre rose pour en dépoussiérer l'image. Les dernières pièces de mobilier Horta épargnées par un quart de siècle d'abandon et de vandalisme ont été réajustées aux dimensions des albums de bandes dessinées.

Les anciens magasins Waucquez semblaient dessinés pour mettre l'école belge de la bande dessinée en vitrine. Ferdekke un passionannt chapitre retrace justement le scénario de transformation des magasins en musée du 9e art. Morris, l'homme qui dessine plus vite que son ombre, et le collectionneur Pierre Vankeer en avaient eu la vision prémonitoire en titrant leur chronique du « Journal de Spirou », en 1964 : « Neuvième art, le musée de la bande dessinée ». Mais c'est Guy Dessicy qui fera aboutir le projet.

Au départ, Dessicy voit la création d'un musée Tintin dans sa boule de cristal. Finalement, l'idée de rassembler les grands créateurs de la bande dessinée belge dans un même temple de la bédé l'emportera. Au risque de faire de l'ombre à Tintin et aux australopithèques assis sur son héritage. Mille sabords

DANIEL COUVREUR

« Le centre belge de la bande dessinée », édité par Dexia et la Renaissance du Livre, dirigé par Charles Dierick, 208 pp., plus de 200 ill., 1.450 F. Infos : 02.219.19.80.

Le Soir du lundi 16 octobre 2000
© Rossel et Cie SA, Le Soir en ligne, Bruxelles, 2000


Journaux


14 octobre 2000

Fermeture de sites

Deux maillons importants du web tintinesque viennent de disparaître. Il y a deux semaines, c'était Tintin.org et Tintin.net, sympathiques sites jumeaux animés par Frédéric Mourot, qui ont fermé. Comme elle l'avait fait un peu plus tôt avec tintin.com, la Fondation Hergé a demandé d'être le nouveau registrant des noms de domaines ; les discussions pour trouver un terrain d'entente n'ont pas abouti et M. Mourot a choisi de fermer ses sites.

The Cult of Tintin, l'un des tout premiers sites Tintin aujourd'hui géré par le Danois Jesper Juhne, affiche quant à lui un message inquiétant en première page : « The Cult of Tintin has temporary been shut down. »


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10 octobre 2000

Dr Rotule, millions et polémique

Un polémique fait rage en France depuis la diffusion de l'émission du 30 septembre du jeu-questionnaire Qui veut gagner des millions?, version française du célèbre Who wants to be a millionnaire? Ce jour-là, on pose la question : « Dans Tintin, quel médecin vient soigner le capitaine Haddock? » Le candidat ignore la réponse et fait appel au public, qui choisit à 73% le Dr Rotule.

Ce qui déclenche aussitôt un scandale dans les milieux tintinophiles : plusieurs jugent impossible que cette proportion du public ait connu un personnage qui n'est mentionné que dans trois albums et on accuse TF1 d'avoir triché. Selon de la maison de production, c'est plutôt « l'imaginaire collectif » qui a pousser le public à voter pour Rotule. Plus vraisemblablement, il est possible que ce soit le public qui ait « triché », en copiant les uns les autres...

Pétard mouillé ou vrai scandale? Le débat se poursuit dans l'Hexagone...

Pour en savoir plus : http://www.liberation.fr/quotidien/semaine/20001010marzf.html


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6 octobre 2000

Sortie du fac-similé d'Au pays de l'or noir

Le fac-similé de la première édition d'Au pays de l'or noir (1950) est disponible dans toutes les librairies depuis une semaine. Après L'Île noire, les lecteurs de Tintin peuvent désormais (re)découvrir les nombreuses modifications apportées à l'album dans sa seconde version de 1971. Rappelons que dans cette aventure, commencée en 1940, mais interrompue par l'invasion allemande, Hergé envoyait Tintin en Palestine, alors sous mandat britannique, où il se trouvait mêlé au conflit opposant l'organisation Irgoun à l'occupant. Lorsque l'album est finalement publié en 1950, Hergé conserve ces allusions à une actualité plus tout à fait récente, qui deviendra totalement dépassée en 1971... Hergé modifiera alors l'album en profondeur et c'est ainsi que le Khemed fera son entrée dans la géographie tintinesque...

Pour en savoir plus :


Tintin au pays de la Bible

Pierre-Louis Augereau annonçait il y a peu aux Amis d'Hergé la parution d'un article intitulé « Tintin au pays de la Bible », par Dominique Cerbelaud, frère à la communauté dominicaine de la Tourette, dans le numéro V-1 de janvier 2000 de ThéophiLyon, la revue des facultés de théologie et de philosophie de l'Université catholique de Lyon. Ce numéro d'environ 250 pages, dont 17 pour l'article qui nous intéresse, est disponible au prix de 130 FF en écrivant à la Faculté de Théologie, 25 rue du Plat, F69288 Lyon Cedex 02 et en y joignant un chèque à l'Ordre de l'association des facultés catholiques.

Pour plus d'informations : frère Dominique Cerbelaud - theo@univ-catholyon.fr


Naissance de tintin.com

Le nouveau site de la Fondation Hergé est apparu en ligne jeudi à l'adresse http://www.tintin.com/. Encore peu de nouveau contenu par rapport à l'ancien site, mais une présentation impeccable et fort dynamique. Les versions en langues étrangères seront prêtes d'ici peu.

À noter qu'il est dès maintenant possible de souscrire à l'édition de luxe du premier tome de Chronologie d'une oeuvre par l'intermédiaire du site (v. article du 12 septembre).


Journaux


12 septembre 2000

La rentrée tintinesque

Jacques Langlois nous apprenait aujourd'hui que les éditions Moulinsart s'apprêtent à lancer la nouvelle collection tant attendue Chronologie d'une oeuvre, sous la direction de Philippe Goddin. Le premier volume d'une série de cinq couvrira les débuts d'Hergé jusqu'à la mi-année 1931. Le livre sera disponible en librairie en novembre et coûtera environ 1500 FF pour le tirage de tête, et de 800 à 900 FF pour l'édition courante. Un prix élevé, mais la qualité du livre est, paraît-il, à la hauteur : plus de 400 pages et de nombreuses reproductions qui le classent dans la catégorie des « beaux livres ». À partir du mois d'octobre, il sera possible de réserver la série par souscription, pour un coût quelque peu réduit par rapport au prix en librairie, en ligne sur le nouveau site officiel (www.tintin.com, pas encore lancé!) ou dans les boutiques Tintin de Bruxelles et Bruges. Un beau cadeau de Noël en perspective!


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10 septembre 2000

Nick Rodwell dans Paris Match

Les lecteurs de l'édition belge de Paris Match de la première semaine de septembre ont pu y découvrir un article de trois pages sur Nick Rodwell. Patrick Albray a fait parvenir à la liste des Amis d'Hergé quelques citations intéressantes :

(à propos de son boulot sur Hergé dans les années 80) :
- En anglais, il n'existait aucun ouvrage traitant d'Hergé et de son oeuvre. J'ai pris celui de Philippe Goddin, je l'ai fait traduire et diffuser. Pour l'anecdote, je l'ai tapé moi-même à la machine mécanique : 80 000 mots! Nous en avons tiré 5 000 exemplaires et nous n'avons pas eu un seul invendu.

- Nous recevons chaque jour cinq demandes de collaboration pour une expo, un produit dérivé, un film, une reproduction. Tout le monde a envie de travailler avec Tintin!

(à propos des espaces Tintin et des conditions pour en ouvrir un) :
- Il faut acheter des produits à hauteur d'une somme de trois millions de francs (belges, NDLR) par an. Moyennant quoi, nous nous engageons à ne fournir d'autorisation à aucun autre espace sur le même territoire. (...) Nous comptons environ 80 espaces répartis au Benelux, en France et en Suisse romande.

(à propos des critiques qui lui sont adressées) :
- Quand on vous a taillé une mauvaise réputation, elle reste. Regardez Tapie : qu'il fasse du théâtre ou du cinéma ne modifie rien. Il a la réputation d'un malhonnête. Zidane, en revanche, a celle d'un homme parfait. Et Nick Rodwell, c'est le méchant. Ça restera. Aux yeux du public, je suis peut-être celui qui remet de l'ordre et que l'on présente comme le méchant voulant tout régenter dans l'univers Tintin. (...) Globalement, je n'ai pas de problèmes relationnels avec les nombreuses personnes que je croise dans l'exercice de mon métier. Il se fait que, au seil du tout petit monde de la BD belge, ou parmi les personnes ayant été écartées de nos affaires, je me suis fait tailler des costards. Ce n'est pas important. L'essentiel, c'est nos projets qui sont énormes.

(A propos du livre de Pierre Assouline) :
- Pierre Assouline a passé deux après-midis avec mon épouse pour parler de 22 ans de vie commune avec Hergé. Bizarre. (...)Quelques mois après la parution de l'ouvrage, Fanny a revu Pierre Assouline à Paris. A la suite de cet entretien, l'auteur a apporté quelques ajouts dans la version parue en poche.

(A propos des reproches de Stephane Steeman sur le non-Musée Hergé) :
- On parle d'un budget de 500 millions de francs. En ce qui concerne la collection de Stéphane Steeman, elle n'était absolument pas nécessaire! Les trésors de la Fondation Hergé sont déjà trop nombreux! Stéphane Steeman a signé une convention confidentielle avec nous. J'estime d'ailleurs qu'il n'a pas respecté ses engagements.

(A propos des Amis de Hergé) :
- Après le décès d'Hergé, des sympathisants se sont regroupés. Aujourd'hui, c'est devenu un outil pour Steeman. Je me suis rendu un jour à une assemblée. J'ai été horrifié de voir Stéphane Steeman dédicacer ses bouquins sur Madame Gertrude! C'était déplacé. Quand Stéphane Steeman s'est mis à nous critiquer publiquement, Fanny et moi avons coupé les ponts avec les 500 membres des Amis de Hergé.

Une fois de plus, des propos qui ont soulevé la controverse dans les milieux tintinophiles!


Le fac-similé de la première édition en couleurs de l'Or noir bientôt publié

Casterman a annoncé récemment la parution au cours du mois de septembre du fac-similé de l'édition de 1950 d'Au pays de l'or noir, au prix de 109 FF. Rappellons que cette première édition en couleurs diffère sensiblement de la version actuelle, notamment par ses allusions à l'actualité de l'époque : Tintin ne débarque pas au Khemed, mais en Palestine anglaise!


Un nouveau site officiel de Tintin en préparation?

Il semblerait que la Fondation Hergé a pris possession du nom de domaine tintin.com, jusque là occupé par un site japonais. On peut supposer qu'un nouveau site officiel de Tintin est en préparation et qu'il logera à cette adresse. Un dossier à suivre...


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28 août 2000

Des conférences tintinesques à l'UdeM

Dans le cadre de la série « Les Belles soirées de l'Université de Montréal », les tintinologues montréalais pourront assister à trois conférences de Pierre Lefebvre sur les créateurs et les créatures de BD, dont deux consacrées à Tintin et Hergé. Ces conférences auront lieu les mardis 28 novembre et 5 décembre 2000 à la Faculté de l'aménagement, au 2940 Chemin de la Côte Ste-Catherine, de 19 h 30 à 21 h 30. Seul inconvénient : l'entrée coûte pas moins de 20 $ (les étudiants et le personnel de l'université ont droit à une réduction de 50%).

Pour plus d'informations : http://wfepw.fep.umontreal.ca:8080/lesbelles/


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15 août 2000

Quelques précisions...

Une correction : l'annonce de la parution de Sherlock Holmes ou le manichéisme de Tintin (v. article du 15 juillet 2000) était un canular des rédacteurs du Bulletin holmésien! Une rencontre entre les deux personnages mythiques est donc remise à plus tard...

Heureusement, voici une bonne nouvelle : la Fondation Hergé a annoncé officiellement que l'ouverture de l'exposition Tintin au château de Cheverny (v. article du 9 juillet 2000) aura lieu le 27 juin 2001. C'est un rendez-vous...


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26 juillet 2000

Un duel Tintin à prévoir au cinéma

Un grand merci à Hervé Springael qui nous a fait parvenir cet article de l'édition d'aujourd'hui du Soir de Bruxelles :

Deux Tintin pourraient se battre sur les écrans

Représenter Tintin à l'écran. Un grand rêve qui effleura Steven Spielberg et qui hante maintenant deux réalisateurs belges.

C'est d'abord très sérieux... Puis cela devient une farce. Une énorme. Une de celle qui fait que la Belgique mérite des mecs tels Félicien Rops, Marcel Mariën, Jef Kazak, Franquin, Pirlouit et Raoul Vaneigem, malgré la fâcheuse tendance du pays à préférer les « coucouche-panier » et « papattes-en rond » aux voltigeurs de la création qui mettent le paresseux bons sens en danger de voir la patate se transformer en frites.
Premier temps. On sait que, malgré ses dénégations et sa hantise du secret, le cinéaste Jaco Van Dormael écrit, actuellement, un scénario sur les aventures de Tintin. Qu'il réalisera le film, basé sans doute sur le plus stylisé et métaphorique album de Hergé, « Tintin au Tibet », grâce à une production du Français Philippe Godeau, déjà son partenaire sur « Le 8e jour ». A sa manière, lente, attentive, contemplative et toujours sur la ligne de son propre chemin artistique, Van Dormael écrit des bribes d'histoires tintinesques à filmer, les fait lire à des amis pour qu'ils donnent leur avis, critiquent ou acquiescent.
Puis Jaco va porter le travail produit aux « héritiers et ayants droit de Hergé » (terme générique!) qui, parfois, font hum, hum, ou ont une mine un tantinet taillée sur le modèle de la surprise. C'est que si Van Dormael fait du Tintin, il ne renonce pas à faire du Van Dormael. Et il a mille fois raison. Une plate illustration des récits d'Hergé avec des comédiens serait tomber dans le populisme vulgaire du récent film « Astérix ».
Van Dormael et Tintin doivent être un duo d'auteurs, mille sabords. Sinon à quoi bon... D'autant que le choix de « Tintin au Tibet » n'est pas innocent dans le chef de Van Dormael, qui sait que cet album fut celui de la seconde naissance d'Hergé et une forme de sublime thérapie par l'art d'un mal-être qui rongeait le dessinateur et qui a un peu rongé, croit-on, le créateur de « Toto le héros ».
Second temps... Et c'est là que la farce commence. Un autre cinéaste belge, Jan Bucquoy, moins couvert d'honneurs que Van Dormael, plus habitué des meublés-caves du festival de Cannes que de ses hôtels-palais, considère que Tintin appartient à tous les Belges et un peu à lui qui, dans les années 70 et 80, dessina et vendit, sous le manteau, des aventures dévergondées du copain de Milou et Haddock, « Tintin en Suisse » et « La vie sexuelle de Tintin ». Albums qui provoquèrent l'ire de Hergé et qui furent saisis.
Si bien que, autant par provocation que rigolade et création, Bucquoy a décidé de suivre parallèlement le travail de Van Dormael sur Tintin.
Son scénario, Bucquoy l'a déjà: ce sera « La vie sexuelle de Tintin », bien dans la ligne, et quasiment une suite à ses propres films: « La vie sexuelle des Belges », « Camping Cosmos : la vie sexuelle des Belges 2 », « Vilvorde : la vie sexuelle des Belges 3 » et « La jouissance des hystériques : la vie sexuelle des Belges 4 » qui sortira, fin août, sur nos écrans.
Lorsque Jaco annoncera officiellement le tournage de son « Tintin », Bucquoy organisera, en même temps, une réunion avec la presse pour présenter le sien... Lorsque Van Dormael donnera le premier tour de caméra de son film tintinesque, Bucquoy fera de même. Et il mettra son « Tintin » à l'affiche des cinémas le même jour que l'officiel « Tintin ».
Et je ferai la promo de mon film au moment où Van Dormael, que j'aime bien, sera occupé à la sienne, nous explique Bucquoy, à Ostende, où il tourne son nouveau film « Friday, fishday », avant de mettre en images « La société du spectacle... et commentaires », d'après le livre de Guy Debord, à Herbeumont, en septembre. S'il arrive un Incident sur le tournage de Jaco et qu'il se retrouve dans la presse, je créerai le même incident inversé - si un figurant a un petit malheur sur son plateau, mon figurant a un grand bonheur - et je le médiatiserai! Bref je suivrai Van Dorrnael à la trace... mais en marchant à l'envers!
Le public verra double. Deux « Tintin » au cinéma en exploitation et à la même période. Ce sera comme les Dupondt, ajoute Bucquoy. Sauf que mon Dupont de film à moi, tourné avec de petites caméras électroniques, coûtera 4 millions. Et que le film Dupond de Jaco revlendra a un demi-milliard Je sais que les « héritiers et ayants droit d'Hergé » feront saisir mon film sur Tintin. M'en fiche. Je le montrerai comme un pirate montre son drapeau noir. Ou dans des pays et des îles lointaines où les droits de Tintin sont libres... L'important est que ma version tlntinesque soit faite et que les deux faces de la pièce belge qu'on joue soient montrées!
Jan sourit. Le vent monte sa touffe de cheveux en houppette. Il ressemble à un vieux Tintin qui aurait bien vécu. Il nous souffle alors sa distribution et le nom de l'acteur connu qui jouera son Tintin. Un nom formidable! Evident! Remarquable! Qui fait déjà rigoler à l'avance!
Mais on a promis le secret à Jan Bucquoy qui, après avoir peinturluré le mythe de Tintin, s'attaquera à un autre mythe, dans un film réalisé aux Etats-Unis, sur l'actrice aux gros seins feu Jayne Mansfield.

LUC HONOREZ


Vive la désobéissance!

Est-il bien honnête de pirater Tintin, de l'emmener voguer sur une mer d'imaginaires non surveillée par la légalité et de donner la viande du copyright de l'illustre personnage à bouffer aux crevettes contrebandières? Commercialement et légalement: non!
Mais est-il moral que le mythique Tintin, et on peut lui ajouter Magritte, l'Atomium et d'autres oeuvres emblématiques de notre pays soient soumis à des circuits de surveillance d'images ou à des volontés mercantiles: confisqués, sous peine de sanctions financières lourdes, à l'âme d'un peuple dont ils sont issus et dont Hergé, Magritte et d'autres se sont nourris? Non. On dirait même plus: non et non!
N'est-il pas plus choquant de voir des objets à la griffe Tintin, Magritte ou Atomium vendus dans des bollewinkels de luxe au profit des héritiers et des ayants droit que d'assister à l'éclosion d'oeuvres se nourrissant librement et gratuitement d'un patrimoine qui, grâce au génie de leurs concepteurs, nous appartient à tous et nous définit intemationalement?
Et tant pis si la loi, qui est plus la loi du profit que de la mémoire, est bafouée. De toute facon, face au tribunal de l'histoire, l'art gagne toujours. Les flibustiers sont des hors-la-loi, certes, mais n'oublions jamais qu'ils nous laissent des îles au trésor où naissent les beaux fantasmes des temps futurs.
Voilà pourquoi on est pour Van Dormael qui tente d'adapter Tintin avec l'accord des « copyrighteurs » et pour Bucquoy s'en délivrant au nom de la belle tradition farceuse et révolutionnaire belge qui, de Uilenspiegel à Marcel Mariën et de Poelvoorde à Scutenaire, Jean Ray et Victor Mardoche, a bâti de somptueux brollewinkels surréalistes et émotifs à partir de ce qui existait déjà et qui, sans eux, aurait été comme un cadavre de noyé sur le canai chanté par Brel.
En matière artistique, les désobéissants passent plus sùrement et plus fièrement à la postérité que les obéissants. Voilà une règle qui donne de l'énergie et devrait nous pousser à l'insurrection créative face aux diktats des héritiers et ayants droit. Prenons tous une caméra numérique ou un crayon et faisons naître des « Tintin au pays de chez moi » en même temps que Van Dormael et Bucquoy. Voilà qui aura de la gueule, de l'excentricité, de la blague, de la provoc et même cette philosophie du collage qui est la base de l'art belge dont les chefs-d'oeuvre ont toujours copiné avec les tours de passe-passe des fraudeurs.

L.H.


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23 juillet 2000

Tintin de retour en Iran

Voici une dépêche de l'AFP envoyée récemment aux Amis d'Hergé par Alys Aubry :

TEHERAN (AFP) - Les aventures de Tintin, le héros préféré des jeunes, sont de retour en Iran après une absence quasi-totale depuis la révolution islamique de 1979.

La revue Gonbad-é-Kaboud (Dôme bleu), destinée aux adolescents, va publier durant les vacances d'été des extraits des aventures de Tintin et Milou. « Gonbad-é-Kaboud, plus attirant que jamais », affiche une annonce publicitaire avec une image de Tintin tirée d'Objectif lune.

Les aventures de Tintin et de son chien Milou, créées par le dessinateur belge Hergé, étaient très populaires en Iran avant la révolution. Les albums de la série avaient disparu des librairies iraniennes pour des raisons jamais clairement expliquées.


Journaux


15 juillet 2000

Tintin et Sherlock Holmes

Yves Gervais annonçait récemment aux abonnés de la liste des Amis d'Hergé la parution prochain du livre Sherlock Holmes ou le manichéisme de Tintin de Denis Chargeot, aux éditions Orphie. Pas plus de détails pour le moment...


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9 juillet 2000

Tintin à Cheverny

On pouvait lire dans l'édition du 20 juin 2000 de La Nouvelle République du Centre-Ouest que la Fondation Hergé prépare une exposition permanente au château de Cheverny, d'une superficie de 500 m², dont l'ouverture est prévue en juin 2001. Selon le châtelain, le marquis Charles-Antoine de Vibraye, « la Fondation Hergé va insister sur le côté intéractif pour plonger dans l'oeuvre avec le rappel des aventures de Tintin afin de susciter des réactions ».


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3 juillet 2000

Une nouvelle promotion de Total

La pétrolière française Total, sans doute soucieuse de redorer son image après la marée noire de l'Erika, offre à nouveau à ses clients qui font le plein, pour la modique somme de 16 FF, des éditions spéciales d'albums de Tintin, sous couverture souple et enrichis de huit pages de présentation et d'une carte postale. Après L'Étoile mystérieuse, Les 7 boules de cristal et Le Temple du soleil l'an passé, c'est maintenant Le Sceptre d'Ottokar, Le Crabe aux pinces d'or et Vol 714 pour Sydney qui pourront s'ajouter à la collection des automobilistes français.


Une nouvelle publication des éditions Moulinsart

Les éditions Moulinsart viennent tout juste de faire paraître le premier numéro d'une nouvelle série intitulée « L'atelier de la bande dessinée avec Hergé ». Destiné aux enfants de 8 à 12 ans, ce livre leur permettra de s'initier au dessin de personnages de BD.


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27 mai 2000

Tintin en exposition à Bruxelles

Dans le cadre de l'exposition « Je n'aime pas la culture », consacrée à l'histoire et la culture du vingtième siècle, qui se tient actuellement au Palais des expositions de Bruxelles, on peut visiter dans l'espace BD une reproduction fidèle (autant qu'il est possible de le faire étant donné les modifications d'un album à l'autre!) de l'appartement de Tintin. À voir également, la planche originale de la rencontre entre Tintin et Haddock dans le Crabe aux pinces d'or et, dans un autre registre, une foule de témoignages du siècle dernier, entre autres la lettre de démission de Nixon ou la médaille d'or de Jesse Owens. C'est la société qui avait organisé l'exposition « Tout Hergé » en 1991 à Welkenraedt qui a monté cette exposition.

Pour plus de renseignements : www.jenaimepaslaculture.org


Une autre vente aux enchères tintinesques

Le 30 mai prochain, l'Étude Mes Laurin - Guilloux - Buffetaud mettra en vente aux enchères chez Drouot-Richelieu à Paris et sur le site eAuctionRoom la collection Nathalie Rheims et Leo Scheer, qui comprend de nombreuses pièces Pixi. Avis aux tintinomaniaques!


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14 mai 2000

Fermeture de Tintin Lisboa

La boutique Tintin Lisboa a fermé ses portes le 30 avril 2000, surtout en raison de frictions entre la direction et Moulinsart SA. Ce n'est certes pas la meilleure façon de « garder l'esprit Tintin » au Portugal...


D'autres entrevues de Lucien Pepermans

Vous pourrez lire deux autres entrevues de Lucien Pepermans, celui qui incarna Tintin lors de la mise en scène de son retour de Russie le 8 mai 1930, l'une dans la revue Moustique de la semaine du 3 mai 2000, qui comprend également une entrevue de Nick Rodwell, l'autre dans le site www.the-comics-world.com, à qui nous devons la photo suivante :

Photo de Lucien Pepermans
© Didier Pasamonik


Vente aux enchères

Une vente aux enchères d'objets reliés à Tintin aura lieu à Bruxelles le 24 mai 2000 prochain, à l'hôtel de vente Horta. Parmi les pièces offertes aux collectionneurs, soulignons un crayonné original de la planche 20 des Bijoux de la Castafiore, laquelle est estimée à pas moins de 800 000 FB (19 830 €, environ 27 000 $ can.). Le catalogue de cette vente est disponible en ligne à l'adresse www.horta.be.


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17 avril 2000

Le whisky du Capitaine

Claude Mac Duff nous signalait récemment un article tintinesque paru dans La Presse du samedi 8 avril 2000. Dans le fascicule « L'art de la dégustation » préparé par Jérôme-Henri Dejardin, la chronique des spiritueux était consacrée au whiskys. Voici le contenu d'un encadré accompagant le texte...

QUESTION : Au fait, que boit Haddock ?

M'étant penché avec attention sur les albums où le capitaine taquine la bouteille, j'opte pour un GLEN ORD 12 ANS SINGLE MALT.

Pourquoi ? Parce que ce whisky est une légende à lui tout seul ! Il y a plus de 150 ans, le fameux clan écossais MacHenzie le distilla pour la première fois. Cela se passait dans un village, répo